Ce soir, concert de Depeche Mode à l'Arena de Genève. La première fois que je les ai vus, c'était en 1987, à Lausanne. Un grand moment de ponheur comme le dirait mon cousin Gottfried en se caressant sur du Wagner. Je déconne: il n'écoute pas Wagner (en fait, pour être à 100% honnête, je n'ai pas de cousin Gottfried non plus).
Mais je ne vais pas vous bourrer le mou avec Depeche Mode ici. Non. J'en connais un qui a beaucoup plus de talent que moi pour parler de ce groupe. Quelqu'un qui amidonne son slip dès l'intro des morceaux (d'ailleurs, sa femme pourrait lui mettre des couches ce soir...). J'ai nommé Greg. Qui vient de nous envoyer ce mail:
"1987 : un froid vendredi de novembre, un petit bon type pas encore pubère suit son grand frère, un tiède cola à la main, dans les couloirs de la Halle des Fêtes de Beaulieu pour voir 4 gamins britishs se secouer sur quelques bipbips électroniques. Le grand frère trouve pas mal, mais bon, pas très rock. Le petit frère vient de s’en prendre plein la tronche : « ça, ça doit être le plus grand groupe du monde. », il se dit. Sa puberté, ce soir-là, venait de commencer.
2006 : 5 albums et 5 concerts plus tard, le même bon type, un froid soir de janvier, déambule dans les couloirs de l’Arena à Genève. Son frère n’est plus là (trop occupé qu’il est à guincher dans des concerts rock bien loin d’ici). Le bon type, une bière à la main, regarde la scène qui va accueillir, dans quelques minutes, un groupe fait de 3 vieux britishs se secouant sur des bipbips électoniques accompagnés parfois de quelques guitares. « ça, ça doit être le plus grand groupe du monde », se dit-il. Sa puberté, ce soir là, continue son chemin tortueux. Elle n’est pas tout a fait à terme. Mais le sera-t-elle un jour ?"
Si c'est pas de l'amûûûr, ça, ben je ne m'y connais pas. Va falloir que je pense aussi à prendre un slip de rechange: je suis un émotif.






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