Depuis quelques temps, les critiques se font sévères envers Nelly Wenger, la directrice de Nestlé Suisse et l'ancienne directrice de l'exposition nationale expo 02, chargée de redonner un coup de fouet à la marque de chocolat Cailler, qui commençait à sentir la naphtaline. Les détracteurs de la Nelly lui reprochent en gros d'avoir opté pour une nouvelle ligne d'emballages en PET dessinés par un architecte (sic) mais pas écologiques - et d'un maniement peu aisé (certains se seraient même coupés en ouvrant un emballage).
D'aucuns lui reprochent aussi de la ramener un peu trop en se mettant en scène, comme lors du lancement de la nouvelle gamme de chocolats (cf. photo, la dame elle est à droite. Elle mime quelqu'un qui n'est pas là. Mais au fait elle est là quand même. Tu vois? C'est la dualité des messages. Bouffe ton chocolat et vas comprendre des trucs...).
La nouvelle ligne urf des chocolats Cailler devait permettre à la marque d'opérer une montée en gamme, vers une catégorie de produits que les gens du marketing qualifient de 'Premium' (en esquissant un geste étudié pour balayer négligeamment la mêche qui leur tombait sur les yeux. Une mèche qui, du reste, se déploie dans le sens de la baffe quand on leur en administre une, ce qui arrive trop rarement à mon goût).
Après avoir passé le concept marketing au décodeur à conneries (ça prend du temps, il vaut mieux être équipé d'un ordinateur à double processeur), on comprend que le but de l'opération est de garder les mêmes chocolats (assez bons, mais ça reste de la production de masse) et de te les glisser dans un joli emballage conçu par l'architecte Jean Nouvel pour te les vendre plus cher. Et on attend de toi qu'ébaubi, tu te mettes à trembler alors qu'un état de transe mystique s'empare lentement de ton corps (non, ce n'est pas sale) et que tu entendes ta propre voix s'exclamer: "Oh ben, hein, ça vaut la peine, quand même: la boîte est super belle, ça va décupler mon statut social quand je vais la mettre dans le salon en ayant du monde, dis voir. Je vais évidemment la garder une fois qu'elle sera vide, pour faire déco design smart, ou alors comme caisse pour mon chat qui a un pedigree violemment burné!".
C'est à se demander si le but des marqueteurs de Nestlé Suisse n'était pas d'amener le client à jeter les chocolats à la poubelle directement après l'acte d'achat pour ne garder que la boîte et entrer en méditation avec elle, après l'avoir dépouillée de toute référence sématique à des éléments matériels. Tire un peu dessus, c'est de l'afghan. Kof, kof.
Cela dit, les personnes qui, la bouche en coeur, critiquent aujourd'hui Nelly Wenger en lui reprochant son goût pour sa propre mise en scène sont de mauvaise foi. Ou alors, ils ont la mémoire courte: l'ancienne directrice d'expo 02 a toujours montré qu'elle privilégiait la forme par rapport au fond. A ce titre, l'exposition nationale expo.02, écrin ampoulé et prétentieux à pavillons rendus intentionnellement incompréhensibles pour en masquer la navrante vacuité, avait déjà montré la direction prise.
A quoi bon s'en étonner aujourd'hui? Nelly Wenger est simplement un miroir de son temps. Un temps où le paraître l'emporte sur l'essence, la forme sur le fond. Un temps d'inculture où il suffit d'énoncer avec conviction les pires niaiseries pour avoir raison.






Bon, les emballages sont pas mal; ils ont de la gueule, attirent bien l'oeil du pigeon. Ils sont équillibrés, sobres et de bonne facture. Le problème, c'est que passé ce stade, la défécation solide appelée Frigor n'as pas changée.
Et la poubelle dit merci, elle a jamais eu autant à bouffer!
Non, allez chez Lucher ou Blondel: emballages sobres, dépouillés de tout-artifice-marketeux-chiasse, et dedans, ô miracle, du vrai chocolat! vous savez, avec du cacao et pas de la graisse de palme. Parce que, franchement, vous connaissez UN produit Nestlé qui n'est pas de la chiasse-marketing?
Sauf qu'avant les emballages étaient laids...
Rédigé par : | 03 juillet 2006 à 16:05
Si les chocolats de Nelly n'emballent pas, ils ont quand même permis un sacré déballage. Et s'il se morfond dans sa nouvelle forme, Frigor reste un sacré choc.
Rédigé par : Le pois chiche noir | 03 juillet 2006 à 21:20
"entrer en méditation avec elle, après avoir dépouillé(pas .ée) celle-ci de tout référence sématique", tas de neige, quand tu essaies de faire des phrases alambiquées, avec des mots du dictionnaire, fais un effort sur la grammaire...(en l'0ccurence le groupe machinfluo se trouvant après le verbe, y'a pas d'accord...c'est comme pas de bras pas de chocolat, tu piges?)
Mais bon, ça fleure bon le blog, ça donne une touche authentique, terrienne! continue, tu nous parleras bientôt de ton coeur brisé, de tes amis autistes et de ta vie horrible...on va pleurer ensemble...
Allez tous crever avec vos petits billets narcissiques! ressaisis-toi espèce d'ampoulé, lavomisse ne fait pas de compromis, c'est du pur trash, de la folie déchainée...pas de jérémiades au gym merde!
Mitch (sevré...)
Rédigé par : | 04 juillet 2006 à 00:24
Dans la famille de mes amis autistes, je vous présente Mitch da Bitch, une espèce de vieille râclure de bidet à mi-chemin entre le capitaine Haddock et un staffordshire aux yeux exorbités, dopé aux croquettes aux amphétamines, qui aurait cassé sa chaîne.
You ol' fuckstain, if my dog had a face like yours, I'd shave off his ass and teach him to walk backwards!
Bonne journée mon Mitch. ;)
Rédigé par : Lavomisse | 04 juillet 2006 à 08:03
Ah ben bravo, quand c'est Nelly qui est à côté de la plaque, c'est les clients qui sont chocolats !
Rédigé par : Anceps | 04 juillet 2006 à 19:46