Vendredi soir. Italie-Ukraine. L'Italie gagne. Le Transalpin lambda se lustre le postiche pectoral avec du Pétrole Hahn (le Transalpin est coquet), passe sa gourmette à mailles pleines (qui lui sert de chaîne à neige quand sa Fiat Punto tunée chasse du cul les soirs de janvier) autour de son poignet potelé et s'apprête à faire hurler son klaxon toute la nuit. Il est tellement excité par la victoire de son équipe qu'il jure comme un charretier: "porco cane, figli di puttana, guardate stu gazz', guardate stu gazz'!".
L'euphorie aidant, il en oublie d'aller chercher sa copine Samantha qui fait du twirling-bâton. Enfin pendant ses loisirs. Parce que pendant la journée, elle est shampouineuse. Mais parfois, elle mélange un peu tout: la semaine passée, par exemple, elle s'est pointée au boulot avec son bâton, déguisée en majorette. Ca a gueulé un peu au salon de coiffure, pour ne rien te cacher. Un jour, je te raconterai aussi comment cette bedoume a essayé de faire réparer ses talons aiguilles chez le boulanger. Mais pas maintenant, on n'a pas le temps. Pis arrête de me faire faire des digressions comme ça, c'est pas gentil.
Donc, son copain italien veut aller klaxonner, ivre de joie et de polenta. Un peu plus loin, Monsieur Lavomisse, paisiblement installé dans son salon, la fenêtre ouverte, regarde Derrick, une série qu'il affectionne tout particulièrement pour l'action effrénée que les scénaristes ont réussi à placer dans leur intrigue. Le genre d'histoire où si tu pars te chercher une bière à la cuisine en cours de route, tu ne piges que dalle. Mais tu n'as plus soif. C'est indéniable.
Tout à coup, au moment même où M. von Schmürtzengörps allait se faire serrer par Derrick, le Transalpin de tout à l'heure commence à klaxonner comme un goret dans la rue, sous les fenêtres de Monsieur Lavomisse, couvrant ainsi totalement les dialogues subtils de l'inspecteur (alors que Derrick allait justement dire: "Polizei! Herr von Schmürtzengörps, ich verhafte Sie!"). Quel gâchis.
Fallait pas. Monsieur Lavomisse s'est faché, il est sorti sur son balcon et a haussé le ton. Il y a eu des éclats de voix dans la nuit. Puis ça a carrément viré tragique, façon viande froide sur les murs. Monsieur Lavomisse a même été interrogé par un juge d'instruction, au poste. Voici un peu ce que ça donne:
Lavomisse aime pas les klaxons (mp3)






Sublime séquence! Quel talent!! Un spectacle klaxon et lumières digne des plus grands! :-)))))
Rédigé par: Le pois chiche noir | 01 juillet 2006 à 10:32
Je l'ai écouté 10x et ça m'a fait rire 10x.
T'ES TROP CON!!
Rédigé par: M'dame Jo | 01 juillet 2006 à 15:56
Trop con? Allons, allons, je ne marche pas aux flatteries, M'dame Jo. ;)
Rédigé par: Lavomisse | 01 juillet 2006 à 16:04
Monsieur Lavomisse est donc passé à l'acte là où nous tous rêvons de le faire. A quand l'ouverture de compte afin d'y faire des dons substentiels qui règleront les frais de justice?
Rédigé par: gael | 03 juillet 2006 à 02:28