La Société suisse des cafetiers envisage de facturer un prix d'entrée minimal à ses clients, lors de la commande de la première consommation (cf. 24Heures du jour). Selon le responsable de cette organisme, le prix de la consommation minimale pourrait être prélevé à l'entrée du café et comprendrait déjà une boisson. Un peu comme en boîte. L'histoire ne dit pas s'ils vont mettre des videurs à oreillettes devant l'entrée du Café des Amis...
Les esprits éthérés de la Société suisse des cafetiers n'en restent pas là: ils justifient leur concept fumeux en invoquant le fait que les taxis également perçoivent une prise en charge lors de l'arrivée du client. L'argument prête à rire (qui lui le rend bien): en général, tu prends le taxi seulement quand tu y es contraint (pas / plus de transports publics, pas / plus en état de marcher, rond comme un boulon). Alors que le bistrot, tu peux très bien y renoncer: tu prends une cafetière au bureau, tu achètes un coca et tu vas t'asseoir dans un parc public pour le boire. Je ne vois vraiment qu'un seul point commun entre les taxis et la Société suisse des cafetiers: les deux aiment visiblement nous balader...
Parmi les autres idées brillantes de ce think tank de l'assiette du jour: des prix plus élevés aux tables les mieux placées et des tarifs différents selon le moment de la journée... A quand l'Heure Joyeuse (happy hour) du steak-frites? Et pourquoi ne pas pousser la connerie dans ses derniers retranchements et additionner systématiquement la date sur toutes les additions? Comme ça, tu peux raquer plus quand les pigeons de clients viennent de palper leur salaire.
On pourrait aussi facturer le PQ aux WC. Mais une fois que le type est coincé dedans (on appelle ça la clientèle captive). 2 francs le coupon, prix que l'on justifierait aisément par cette pirouette "Ah Monsieur, bien sûr, 2 francs pour un coupon de papier hygiénique, c'est une somme, mais il y a un service derrière!". Ou alors on pourrait facturer l'utilisation du cendrier. Comme la salade du jour, on pèserait ton cendrier et tu paierais en fonction du poids.
J'ai une autre proposition à formuler, puisqu'on veut visiblement nous faire faire passer le café du matin pour une prestation luxe: le client aurait droit à un rabais lorsque le garçon de café pue la transpiration, qu'il est d'humeur assassine ou qu'il ne vient pas encaisser après y avoir été invité à plusieurs reprises.
Ca nous ferait pas mal de cafés à l'oeil, dis donc.






"mais il y a un service derrière!"
c'est vraiment la citation de l'année.
Rédigé par : GWCH | 09 octobre 2006 à 13:33
C'est en effet ce que tout branlo-commercial dit quand il essaie de justifier l'entubage de client.
La dernière fois que j'ai entendu cette excuse c'était un restaurateur genevois qui facturait 20.- son sandwich au jambon. mais je ne me souviens plus du nom du gaillard, hélas.
Rédigé par : Lavomisse | 09 octobre 2006 à 15:14
c'est serieux, ces conneries?
Ils veulent vraiment perdre leurs derniers clients, ces patates.
Rédigé par : M'dame Jo | 09 octobre 2006 à 18:22
blocher aussi va devoir payer plus cher pour un petit noir?
Rédigé par : lµdivine | 09 octobre 2006 à 20:55
M'dame Jo> L'idée a été émise par un groupe de travail. Mais elle est loin d'être réalité. Mais tu t'en fiches, toi: 5.- le litron de margarita, c'est donné.
Ludivine> pour Blocher, c'est pas la peine de lui payer un petit noir s'il va aussitôt l'expulser... dans les cabinets, moi je dis.
Rédigé par : Lavomisse | 09 octobre 2006 à 21:40
Quoi? De la Margarita a 5.- le litron?
MAIS OU CA??
Rédigé par : M'dame Jo | 09 octobre 2006 à 22:29
Le problème, avec le robuste Blocher, c'est qu'avec l'Arabe y cale.
Rédigé par : Le pois chiche noir | 10 octobre 2006 à 09:59
Pour justifier le prix (21 francs)de ce panini au jambon cru tant décrié, le patron du café-restaurant Capocaccia, situé au centre-ville de Genève, met en avant la qualité de ses produits. « Et, dans un sandwich, je mets 100 g de jambon. J'en ai pour 15 fr. de matières premières », précisait, mercredi, Luigi Guarnaccia. in Le Matin du 6 juillet 2005
Rédigé par : Invinoveritas | 10 octobre 2006 à 10:30
ET le plus drôle grâce à un vrai travail journalistique... In Le Matin; 08.07.2005
PRIX DÉLIRANTS Après notre article sur le panini à 21 francs ...
CESANDWICH, VOUS N'EN VOULEZ PAS !
GENÈVE De nombreux lecteurs nous ont écrit pour dénoncer les prix pratiqués dans certains cafés-restaurants
Proposer un sandwich au prix de 21 fr. est-il indécent, voire inadmissible ? Les lecteurs du « Matin » – ils sont nombreux à nous avoir écrit après l'article de mercredi – ont un avis tranché sur la question: pour eux, c'est « scandaleux ».
Pour justifier le prix de ce panini au jambon cru tant décrié, le patron du café-restaurant Capocaccia, situé au centre-ville de Genève, met en avant la qualité de ses produits. « Et, dans un sandwich, je mets 100 g de jambon. J'en ai pour 15 fr. de matières premières », précisait, mercredi, Luigi Guarnaccia.
Nous avons voulu en avoir le cœur net. Un seul moyen pour cela: acheter un panini, peser le jambon cru et estimer avec un maximum de précision le coût de la marchandise. La balance est formelle: il y a 68 g de jambon de Parme, et non pas 100 g dans notre sandwich ! Quant au prix, « un jambon d'excellente qualité revient à 50 fr. le kilo au maximum pour un restaurateur », affirme Philippe Rubod, ancien directeur de deux cinq-étoiles à Genève, qui vient aujourd'hui en aide aux entreprises spécialisées dans la restauration.
Dans notre sandwich, qui mesure 15 cm, il y en a donc pour 3 fr. 40 de jambon. Ajoutons 10 ct. pour le beurre et 85 ct. pour le pain. Total: 4 fr. 35 de matières premières. On est loin des 15 fr. annoncés par le patron de l'établissement ! Peut-on donc dénoncer le prix élevé (scandaleux ?) du panini ? « Instinctivement, on dira que le sandwich est trop cher, reconnaît Philippe Rubod. Mais les spécialistes de la branche s'intéressent au coût total de la marchandise (4 fr. 35) par rapport au prix de vente (21 fr.). Ici, il est de 20 %. Ce pourcentage est dans la fourchette de ceux pratiqués dans le business du sandwich. C'est un des créneaux les plus rentables !»
Reste l'interrogation, l'incompréhension: pourquoi débourser 21 fr. pour un sandwich dévoré en quatre morses ? « Tout ce qui est italien chic est branché. Et, pour toute la communauté transalpine de Genève, Capocaccia propose des produits authentiques. C'est important ! Enfin, dans ce lieu très bien situé, on aime voir et être vu », répond Philippe Rubod.
Si on tient absolument à retrouver des saveurs italiennes, avec le prix de trois sandwiches, on peut presque s'offrir un vol EasyJet pour Rome ...
Rédigé par : Inpinolacullasses | 10 octobre 2006 à 14:20
"Dans ce lieu très bien situé, on aime voir et être vu".
Ca pourrait s'appliquer à la Ville de Genève tout entière, hélas. Une belle ville. Mais si mal habitée.
Rédigé par : Lavomisse | 11 octobre 2006 à 10:27