Heureux comme un dératé. Je suis. Si tu regardes par la fenêtre de ton ômesouitôme, tu verras qu’il fait beau. Ce que tu ne sais pas en revanche, c’est qu’aujourd’hui dimanche je dois bosser. De 7h30 du matin à 2h du matin demain, ou plus si on se plante. Et ça, ça me met en joie comme t'as même pas idée.
En allant au travail, j’écoutais un groupe de rock un peu sauvageon dans ma voiture. Parce que bouger la tête et hurler un refrain sur un fond de riffs vengeurs est le seul truc qui puisse me mettre d'humeur tolérable quand je dois aller bosser par un dimanche matin tout ensoleillé.
Tandis que je faisais le punk dans ma bagnole, j’ai aperçu un auto-stoppeur près d’un arrêt de bus. J’ai regardé la température extérieure : 3°. Il était 7h du mat. Et un dimanche matin, tu as un bus tous les tremblements de terre. Je me suis donc arrêté et lui ai ouvert la porte, ce que je ne fais jamais en général. Mais le mec me faisait de la peine (Note to self: je suis trop bon. Dans une prochaine vie, je veux être estampillé du label Salaud ISO 9001. Etre tortionnaire. Ou trafiquant d'armes. Ou les deux si j'arrive à me contenter de peu d'heures de sommeil).
Le gars s’assied. 25 ans environ. Souriant. Le seul problème c’est qu’à chaque fois qu’il fait une phrase, il m’envoie un nuage de vapeurs d’alcool dans la tronche. Et comme il est encore pété comme une hélice, je ne comprends pas tout ce qu’il essaie de me dire avec ses mots à lui, car son élocution chie un peu quand même. Donc il répète, rephrase. Donc re-nuage de vapeurs pour ma gueule. La tartine que j’ai mangée quelques minutes auparavant se retourne trois fois dans mon estomac. Je lui ordonne de ne même pas songer à entamer une ascension de l'oesophage.
Parce que ce serait quand même le comble que ce soit le mec sobre qui se mette à poser une galette.
Le type me parle de sa vie, de ses projets. Il est plutôt très sympa. Je le dépose un peu plus loin. Salut, t’es cool de m’avoir poussé, merci plein. Salut, bonne chance pour ton mal de plot, surtout.
N’empêche que ma bagnole (une deux-places avec peu d’espace vital) sent furieusement la distillerie. Ca piquerait presque les yeux. Faudra que je pense à l’aérer avant de la reprendre pour rentrer chez moi cette nuit, sinon le soufflage dans le ballon, ça va être pour ma pomme.
Parce que ce serait vraiment le comble que ce soit le mec sobre rentrant de son travail qui soit obligé de souffler dans le ballon, je trouve.






Mon pauvre Tancrède, comme tout cela est difficile à lire pour une personne qui, comme moi, vient de se lever. Courage pour les heures restantes, et n'oublie pas le ballon de rouge à midi pour t'aider à tenir.
Rédigé par : gael | 11 mars 2007 à 11:55
Ouais, mais y'a un putain de vent, c'est meme pas agreable d'etre dehors.
Si, si, ch't'assure.
Rédigé par : M'dame Jo | 11 mars 2007 à 12:21
Gael> Si ça se trouve, c'est TOI que j'ai ramené ce matin. Et t'oses pas l'avouer. Hein ;P
Ben laisse-moi te dire que tu avais une petite mine ce matin, mon grand!
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M'dame Jo> Merci pour le soutien. N'empêche que ça m'a fait tartir de voir le soleil se lever sur un ciel d'un bleu aussi immaculé et de me dire que je n'en verrai pas la couleur.
Rédigé par : Lavomisse | 11 mars 2007 à 13:08
Faut pas se plaindre, paraît qu'un lever de soleil, c'est sublime ! Pense aux malheureux comme moi qui n'ont jamais connu ça à cause de leurs grasses matinées...
Rédigé par : Anceps | 11 mars 2007 à 14:02
Ach, Gottfried! Arrête de serrer la gorge d'Anceps si fort!
Sinon je n'entends plus ce qu'il dit. Et la couleur de sa tête toute bleue risque de jurer avec la couleur de sa chemise...
Rédigé par : Lavomisse | 11 mars 2007 à 14:11
Lavomisse> Je ne me souviens pas vraiment de ma soirée de samedi, mais ce serait effectivement probable. J'ose espérer que je n'ai pas essayer une approche intime à un moment ou à un autre, j'ai certaines fâcheuses tendances une fois émêché.
Rédigé par : gael | 12 mars 2007 à 08:37
Gael> Non, j'ai vérifié: mon tableau de bord ne comporte pas la marque de tes dents. Tu n'as donc rien tenté du tout.
Rédigé par : Lavomisse | 12 mars 2007 à 08:45
TU VOIS, à LA FIN C'EST TOI QUI GAGNE: c'est lundi, il fait soleil, il n'y a pas de vent, pas de vieilles dans les coop et les migros, et tu es en congé. Félicitations.
Rédigé par : maaa | 12 mars 2007 à 11:52
Comment peut-on m'imaginer en chemise ? Je ne dis pas que ça ne m'arrive jamais d'en porter, mais mon effort vestimentaire pour le travail consiste généralement à troquer le marcel contre un bon t-shirt pas trop froissé.
Rédigé par : Anceps | 12 mars 2007 à 12:06
Maaa> oui, il fait beau et soleil Et le pire c'est que j'ai passé ma matinée dans une salle de sport ;P
Donc là, zou, dehors!
Rédigé par : Lavomisse | 12 mars 2007 à 15:02