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30 avril 2007

Rions un peu

Entendue ce matin: "ne laissez jamais un Zurichois faire la vaisselle, car il est suisse allemand".

Mouarf!

EDIT voiture-balai: pour celles et ceux qui n'auraient pas percuté: "il est suisse-allemand" => "il essuie salement". Bah vi. C'est du gag qui fait mouliner les boyaux de la tête, c'est sûr...

26 avril 2007

Priceless.

Lcr

Parfois il y a des gens qui ont un certain génie dans la connerie. J'en concevrais presque une forme d'admiration, parce que pour être aussi con, il y a forcément un gros travail derrière. Un entraînement permanent et ascétique, une attention de tous les instants.

Ce matin, il y avait Gros Blaireau avec sa voiture tunée et ses lunettes de soleil tournées vers l'arrière de la tête pour protéger la nuque des coups de soleil - sage précaution.

Sa voiture de kékos (ci-après appelée "sa Vie") garée non pas sur une place handicapés, Mesdames et Messieurs, mais carrément sur deux, en travers! Le couillon pur porc 98 octanes doré sur tranche dans ce qu'il a de plus entier et de plus abouti. Si en plus il noie des petits chats et dégueule aux mariages, on tient le Prince de la Connerie, le Pape du QI négatif, le Grand Sachem de l'électro-encéphalogramme plat.

Je suis arrivé près de lui quand il élevait la voix (sans doute à cause d'une surdité due aux amplis 1000W de sa Vie) face à l'assistant de police qui l'avait verbalisé à double (soit Fr. 240.-), vu que sa Vie occupait deux places. Il essayait de plaider sa cause avec ses mots à lui. Sauf que quand tu parles comme une poubelle et que tu fais des fautes de syntaxe comme d'autres respirent, en général tu ne te défends pas. Tu t'enfonces.

C'est ballot, parce que Gros Blaireau avait prévu de dépenser cette somme pour s'acheter une nouvelle cire synthétique afin de faire briller le spoiler de sa Vie. Il en est désormais réduit à devoir astiquer son petit chibre. A l'huile de coude.

25 avril 2007

Toi aussi plombe l'ambiance au boulot

Depuis quelques temps, je viens au travail tôt et rentre chez moi tard. Des réunions jusqu'à 21h, 22h ou même 23h. Alors que dehors, il fait beau. Forcément, au bout d'un moment, ça te tape un peu sur le système.

Pause sandwich entre deux séances hier soir, vers 20h. Quelqu'un raconte qu'un chef de service s'est pendu dans une grange. Etonnement, suprise. Un sentiment de tristesse s'empare de la tablée (env. 6 personnes) qui s'engage alors dans une discussion sur la dépression. Un éminent économiste - avec lequel j'aime d'ordinaire échanger des points de vue - explique qu'il n'y a pas d'adéquation entre le niveau de vie et le bonheur, ce qui explique pourquoi on ne se pend pas plus dans les pays pauvres que dans les pays riches.

Croyant pouvoir apporter un éclairage intéressant, j'ose un oui, mais le prix des cordes en nylon dans les pays pauvres, plus élevé par rapport au salaire médian, y est certainement aussi pour quelque chose, hein.

Silence déconcerté de l'assemblée. L'éminent économiste me fusille du regard et lance: "vous êtes un bien cynique personnage, décidément".

Ça faisait longtemps qu'on ne m'avait pas fait un si joli compliment au travail.

24 avril 2007

J'ai vu Jésus, moi.

C'est arrivé comme ça, au coin de la rue. Une rencontre impromptue. Pour tout te dire, je me demandais bien ce que Jésus pouvait Dieu bien foutre entre Noël et Pâques, parce que tu en conviendras, deux teufs par année, même s'il faut pour cela être au four, au moulin et au cul de la meunière, c'est pas franchement un emploi du temps particulièrement lourd. Même Régine et Michou font mieux.

Ensuite, on a forcément tous en tête ces images de 'fils de' oisifs qui se la racontent au volant d'une voiture de blaireau, cheveux au vent et gourmouze à maille pleine qui raie la portière. Easy life.

Eh ben non. Figure-toi que Jésus il n'est pas comme ça: lui il bosse quand il n'est pas intermittent du spectacle. Il a même monté une boîte de nettoyages, comme l'atteste ce cliché (je sais que tu es aussi sceptique qu'une fosse, j'ai donc pris l'habitude d'étayer mes propos par des photos. Comme ça, on peut dire qu'à l'instar de Pamela Anderson, je soutiens ce que j'avance):

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Je dois quand même avouer que l'étonnement le dispute à la surprise. On peut se demander pourquoi Jésus a choisi de donner dans les nettoyages. Ca manque un peu d'ambition, je trouve. Est-ce que c'est la faute des parents qui n'avaient que le mot 'immaculé' à la bouche?

Parce qu'à sa place, avec sa connaissance des clous, personnellement j'aurais plutôt ouvert une quincaillerie, hein.

23 avril 2007

Zurich, samedi

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12 ans que je n'avais pas mis les pieds à Zürich. Après y avoir habité pendant près d'une année, pendant mes études. Une année assez peu marrante du reste, car le Zurichois n'est pas forcément le type le plus ouvert sur le monde que l'on puisse trouver. Le genre à moins souvent te lâcher un bon mot que la porte d'entrée de l'Uni dans la gueule. Même quand tu parles leur dialecte.

Samedi, voyage en train pour une visite de l'exposition Rodin au Kunsthaus. Belle expo, bien faite. Il n'y a que le Rivella à 5 balles la bouteille qui te rappelle que tu es à Unique City. L'idéal est d'aller voir l'expo le matin pour redescendre à pied vers Bellevue, obliquer à droite à la hauteur du café Odéon et remonter vers le Niderdorf. Magnifique par beau temps.

Zurich est une très belle ville. Et samedi, les gens avaient tous l'air sympathiques. Les mauvaises langues s'accorderont à dire que cela s'explique par le fait qu'il y avait davantage de touristes que de Zurichois dans les rues.

Mais tu me connais: moi je suis un gentil, pas une langue de pute.

20 avril 2007

Un-deux-un-deux-test-test.

Pal_animCe week-end, c'est carnaval à Lausanne. Carnaval de mon cul, puisque contrairement à certaines de ses consoeurs, Lausanne n'a absolument aucune tradition carnavalesque. Et ça se voit, puisque cette verrue festive n'est qu'une beuverie sans âme, une foire à la saucisse, dont les tentes grises sans ambiance fleurent bon l'air deux fois pété et trois fois respiré.

Il y a quelques années, le carnaval de Lausanne s'appelait encore 'Fête du soleil'. Mais comme il pleuvait une fois sur deux, il a bien fallu changer de nom. "Fête du slip" aurait été moins trompeur pour désigner ce grand n'importe quoi aussi chalereux qu'un seau de tripes.

Au moment du Carnaval de Lausanne, le vrai challenge, pour celui qui traverse la ville, est d'arriver à destination sans se faire dégueuler dessus ni être impliqué - malgré lui - dans une baston. Bref, cette sauterie fétide est un aimant à QI négatifs, laide comme des yeux de bouillon dans un rince-doigts.

Et là, dans une heure, on aura droit aux premiers tests micros de Roger et Jean-Michel ("un-deux-un-deux-test-test"), deux quinquas ventrus parmi cette armada de festifs qui s'activent dans leurs voitures officielles. Du reste, c'est à se demander ce que ces gens foutent tout au long de l'année. Ils doivent être de toutes les fêtes à la con de toutes les villes avoisinantes. Faire du caniveau son environnement professionnel, tu parles d'une voie royale.

Un-deux-un-deux-test-test.

Roger et Jean-Michel, inutiles et vains. Dans une heure à peine, ils verront les premiers alcoolos prendre d'assaut les stands de bière éventée et de churros rances gorgés de graisses saturées.

C'est alors qu'ils pourront fièrement scruter les alentours. Et se dire que tout ça, c'est aussi un peu grâce à eux. Et c'est l'oeil humide, le coeur galvanisé par ce sentiment du devoir accompli que Jean-Michel adressera une tape amicale dans le dos de Roger en lui disant: "on a bien bossé cette année de nouveau, hein".

Roger répondra par un gros rot épais qui, s'il avait été émis à l'intérieur d'une pièce, n'aurait pas manqué de provoquer un décollement généralisé des papiers peints s'y trouvant.

"Santé, mon cochon!" lui rétorquera un Jean-Michel trop content de pouvoir porter sa bouteille de bière à sa bouche (parce que quand il boit il n'a pas besoin de parler, chose qui l'arrange vu qu'il n'a plus rien à dire).

Un-deux-un-deux-test-test.

Vive le Caranaval. Tcheu.

19 avril 2007

Sous champis

Je rentre rarement manger chez moi à midi.

Et il est encore plus rare que je regarde la télévision en mangeant chez moi le midi.

Pis là il a fallu que ça arrive: au moment où ma fourchette s'apprêtait à enfourner une portion de bouffe, voilà qu'ils ont été obligés de diffuser une belle publicité pour un médicament contre la mycose des ongles des pieds. Et pas juste un dessin animé qui te montre les mycoses sous forme de personnages de mangas, non. DE BONNES GROSSES PHOTOS DE MYCOSES DEGUEULASSES SUINTANTES QUI TACHENT.

J'ai dû me montrer très conciliant dans les négociations avec mon estomac pour qu'il ne fasse pas tout remonter. Il a exigé que je lui achète le meilleur chocolat noir de la région pour me pardonner le coup pendable des mycoses puantes.

Tu penses, j'étais pas en position de force: j'ai cédé.

18 avril 2007

Tais-toi quand tu dis des conneries

Amusant coup de gueule de Christophe Passer dans les colonnes de l'Illustré au sujet des récents épanchements du maire de Lausanne quant à sa vie privée ascétique avant l'âge de 40 ans:

"Je suppose que ça ne vous a pas échappé: ses premières relations sexuelles à 40 ans. Mais je reste stupéfait devant la complaisance générale au moment où il se vautre dans les explications oiseuses. «Ceux qui ont consacré toute leur vie (…) à des choses hyperintellectuelles peuvent être pris dans une telle passion qu’ils accordent moins de place à certains aspects naturels comme les relations sexuelles.

(…) C’est très courant, aujourd’hui, que les gens de 14 ou 17 ans aient leurs premières relations sexuelles, mais, dans les milieux à haute sphère intellectuelle, le contraire est plus courant que ce que vous pensez», déclare-t-il sans rire au Matin dimanche.

Si on est un ouvrier avec une vie simple, ou un crétin ordinaire comme vous et moi, on fait l’amour jeune et comme un vrai lapin, normal, on est un peu con, on compense comme on peut. Mais si on est un génie «hyperintellectuel» (sic) – style Brélaz, quoi – on vit autre chose de tellement plus important, le stupre est alors absent de l’existence.

Vous vous rendez compte de ce qu’il raconte, Brélaz? Plus on a de neurones, moins on baise. Franchement. Sarko n’en sort pas d’aussi grosses, si j’ose dire. Alors oui, l’Hyperintello lausannois a une supercalculette dans le cerveau, mais il y a des sujets où il balance des choses pathétiques et, surtout, tellement bêtes".

17 avril 2007

The Sun Always Shines on TV

Broken_tvTu aimerais pouvoir mâter les télévisions du monde entier parce que la télé - c'est bien connu - ça rend beau et intelligent... Mais ta vieille télé n'en est pas cap?

Sache qu'il te suffit de télécharger un petit logiciel de rien du tout  chez JLS Software pour avoir le monde à portée de télécommande. En streaming.

[Merci Blaze].

(EDIT: oui, si tu as un Mac, ce programme risque de ne pas fonctionner. Mais depuis le temps, tu dois avoir l'habitude, non? (hin hin). Tu pourras toujours te consoler en te disant que ton Mac possède un clavier à la résine flatteuse, qu'il est beau, et que franchement cette petite pomme derrière l'écran qui s'allume et change d'intensité donne vraiment l'impression que l'ordinateur vit pour de vrai - discours qu'un Macqueux m'a vraiment tenu...).

16 avril 2007

L'Elysée - Reportage BD

A ne pas manquer ce matin: les pages 2 - 4 du quotidien Le Temps qui permet à Chapatte de nous faire visiter l'Elysée à la faveur d'un reportage BD. On y apprend une foultitide de détails inédits:

  • l'adresse du président de la République est 55, rue du Faubourg Saint-Honoré;
  • Mitterrand aurait ouvert le médaillon scellé contenant les codes nucléaires, pour constater que celui-ci était vide (j'aurais personnellement trouvé plus marrant qu'il y trouve un billet sur lequel quelqu'un aurait écrit "qu'espérais-tu trouver ici, vilain curieux?");
  • Le PC Jupiter, qui permet au chef de l'Etat de déclencher le feu nucléaire se trouve dans l'aile est, juste sous les appartements privés du président (on espère que Sarko n'aura pas de tendances somnambules);
  • La grande table du Conseil des Ministres est montée et démontée chaque semaine. En fait, elle s'appuie sur des tréteaux de bal populaire (ta gueule, Yvette, ou on te le fait bouffer ton accordéon);
  • Une bonne partie du personnel de l'Elysée viendrait de la marine militaire (et heureusement pas de la Marine Le Pen, pouf pouf pouf). L'avantage d'avoir des marins résiderait dans l'aptitude de ceux-ci à travailler dans des conditions d'exiguïté:
  • Enfin, d'après le chef de cuisine de l'Elysée, Chirac "aime tout" (même une bonne daube?).

EDIT: Le reportage peut être téléchargé ici (merci, GWCH!)

Le boss vient?

  • Sortie de secours vers un site bien comme il faut

août 2008

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