Ce week-end, c'est carnaval à Lausanne. Carnaval de mon cul, puisque contrairement à certaines de ses consoeurs, Lausanne n'a absolument aucune tradition carnavalesque. Et ça se voit, puisque cette verrue festive n'est qu'une beuverie sans âme, une foire à la saucisse, dont les tentes grises sans ambiance fleurent bon l'air deux fois pété et trois fois respiré.
Il y a quelques années, le carnaval de Lausanne s'appelait encore 'Fête du soleil'. Mais comme il pleuvait une fois sur deux, il a bien fallu changer de nom. "Fête du slip" aurait été moins trompeur pour désigner ce grand n'importe quoi aussi chalereux qu'un seau de tripes.
Au moment du Carnaval de Lausanne, le vrai challenge, pour celui qui traverse la ville, est d'arriver à destination sans se faire dégueuler dessus ni être impliqué - malgré lui - dans une baston. Bref, cette sauterie fétide est un aimant à QI négatifs, laide comme des yeux de bouillon dans un rince-doigts.
Et là, dans une heure, on aura droit aux premiers tests micros de Roger et Jean-Michel ("un-deux-un-deux-test-test"), deux quinquas ventrus parmi cette armada de festifs qui s'activent dans leurs voitures officielles. Du reste, c'est à se demander ce que ces gens foutent tout au long de l'année. Ils doivent être de toutes les fêtes à la con de toutes les villes avoisinantes. Faire du caniveau son environnement professionnel, tu parles d'une voie royale.
Un-deux-un-deux-test-test.
Roger et Jean-Michel, inutiles et vains. Dans une heure à peine, ils verront les premiers alcoolos prendre d'assaut les stands de bière éventée et de churros rances gorgés de graisses saturées.
C'est alors qu'ils pourront fièrement scruter les alentours. Et se dire que tout ça, c'est aussi un peu grâce à eux. Et c'est l'oeil humide, le coeur galvanisé par ce sentiment du devoir accompli que Jean-Michel adressera une tape amicale dans le dos de Roger en lui disant: "on a bien bossé cette année de nouveau, hein".
Roger répondra par un gros rot épais qui, s'il avait été émis à l'intérieur d'une pièce, n'aurait pas manqué de provoquer un décollement généralisé des papiers peints s'y trouvant.
"Santé, mon cochon!" lui rétorquera un Jean-Michel trop content de pouvoir porter sa bouteille de bière à sa bouche (parce que quand il boit il n'a pas besoin de parler, chose qui l'arrange vu qu'il n'a plus rien à dire).
Un-deux-un-deux-test-test.
Vive le Caranaval. Tcheu.






Mais qui ose encore donner les autorisations de ce ... de ce.... j'ai même pas envie de trouver un nom.
Au secours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Rédigé par : Mims | 20 avril 2007 à 18:50
La vaaaache. On dirait la Fête de la musique en France, mais sans la musique...
Condoléances.
Rédigé par : You des Alpages | 20 avril 2007 à 19:38
Mims> La ville. Panem et circenses...
You> La Fête de la Musique on l'a aussi à Lausanne, mais c'est encore assez sympathique. Là c'est du déastre à l'état brut.
Rédigé par : Lavomisse | 21 avril 2007 à 09:41
de dieu si tu m'avais prévenue c'est c'week-end qu'on seraient venues à lausanne!!
Rédigé par : madame gomme | 21 avril 2007 à 10:20
Il y a deux ans, j'étais perché sur la passerelle du Grand-Pont à contempler la misère régnant dans le cortège du Carnaval. A côté de moi, un type à eu ces mots : « Décidément en Suisse, quand on s’amuse, et ben qu’est-ce qu’on s’emmerde ! ». Concis, pertinent, approprié.
Je me suis alors dit : « J’aperçois une source de lumière dans cette navrante obscurité. »
Rédigé par : Kovsky | 21 avril 2007 à 11:12
Lavomisse, je crois que tu es le nouveau Céline de la littérature... je parle du style, bien ententdu.
Rédigé par : L'popcorn | 21 avril 2007 à 15:55
Gomme> Si tu aimes la Guggenmusik et les churros à l'odeur de transpi, réjouis-toi: il te reste encore la Fête de Lausanne en juin. Veinarde.
Kovsky> le spectacle était assez pitoyable, en effet. Le pire réside bien dans cette diarrhée sonore qu'est la Guggenmusik. On devrait avoir le droit de torturer les gens qui font ça. Mais pas torturer pour extirper des informations, non. Juste pour le plaisir de faire très mal.
L'popcorn> Pourquoi, ma ponctuation chie autant que ça? ;-P
Rédigé par : Lavomisse | 21 avril 2007 à 23:38
ah, j'aurais été vexée que tu n'ais pas parlé de churros en évoquant ce sujet là. aah, le souvenir d'années à faire la queue le samedi soir pour un paquet de graisse saturée...
sinon, il y a mon pote, qui habite à la rue de l'âle qui me disait au téléphone: "ah oui c'est juste, il y a le cortège dimanche, faut pas que j'oublie de fermer mes fenêtres parce que ces cons, ils visent haut et bien avec leur canon à confettis". Qu'est-ce que ça s'amuse à lausanne dites-donc!
Rédigé par : maaa | 22 avril 2007 à 14:04
Le pire, c'est que la majorité des gens ne viennent pas de Lausanne. Quand j'habitais encore Lausanne, je me souviens que je demandais l'asile politique à des amis habitant à l'extérieur de la ville.
Le Caranaval de Lausanne, ça n'attire que les familles caca.
Rédigé par : Lavomisse | 22 avril 2007 à 15:10
Chez nous en France aussi c'était carnaval ce week-end : on en a vu de toutes les couleurs, c'était les élections présidentielles...
Rédigé par : | 22 avril 2007 à 23:16
Ah oui, juste. J'ai pensé que vous aviez cirque. Un numéro de dressage où un bouledogue borgne se prend des coups d'urne dans la gueule, suivi par un petit nain priapique qui se dit l'ami de tous. Pour finir avec une dame blanche raide comme la justice qui rase gratis.
(Il faudra du reste lui dire à votre Ségolène que le blanc on a vu et compris l'allusion à la pureté et tout ça. Elle peut remettre ses fringues normales maintenant, tout le monde a des télés couleur).
Rédigé par : Lavomisse | 23 avril 2007 à 06:54
Le "Carnaval" et les Fêtes de Lausanne drainent tout le canton, mais seulement les couches les plus épaisses et c'est la "fête à la ville". Les lausannois se cachent en attendant le festival de la cité.
je me suis même barrée a 1000km pour l'occas ;)
Rédigé par : M'dame Jo | 24 avril 2007 à 13:27
Ben j'ai eu de la chance : j'ai réussi à passe le week-end sans même savoir que c'était Carnaval !
Pourtant, non seulement j'étais en ville samedi matin, mais en plus j'ai dit à deux Fribourgeois qui me demandaient où il fallait aller pour les Guggenmusik qu'ils se trompaient de semaine, qu'ils ne trouveraient rien en ville et feraient mieux de rentrer dans leur canton...
Rédigé par : Anceps | 27 avril 2007 à 15:53
> Lavomisse. Torturer pas pour des infos, juste pour le plaisir, ca ma fait penser à cette scène géniale dans Reservoir Dogs dans laquelle l'immensissime Michael Madsen danse comme un malade sur l'air de Stuck in the middle with you devant un flic attaché avant de lui couper l oreille. Puis il l asperge d'essence et le baillonne. Il lui tient a peu près ce langage. "Je vais te torturer un peu, pas pour te soutirer des infos. Je m en branle, mais juste pour le plaisir."
Ah quel pied d'avoir revu ce film. Tout comme Tueurs Nés.
Rédigé par : Sébor | 28 avril 2007 à 16:07
Ca commence à me peser d'avoir un lectorat de psychopathes... ;)
Rédigé par : Lavomisse | 28 avril 2007 à 17:57