Les amateurs de cinéma d'auteur peuvent enfin souffler: celui qui a su les ravir - au terme d'une trilogie dont la finesse était aussi omniprésente à l'écran que les mouches sur un étron canin suitant à 40° à l'ombre - revient.
Il revient et il n'est pas content.
Quand je dis 'il', c'est John Rambo. Stallone reprend en effet du service avec ce 4ème volet que l'on nous promet pour 2008. Et c'est finalement tant mieux pour les USA: les Etats-Unis avaient grand besoin de Rambo, car Rambo leur permet de gagner à l'écran les guerres qu'ils perdent pour de vrai...
D'après le teaser, on devrait avoir droit à un grand moment d'analyse géopolitique finement ouvragée. Car John Rambo est à la nuance ce que la masse d'armes est à la broderie saint-galloise:
Des répliques simples à retenir ciselées dans de la burne de taureau, un paradigme manichéen exposé dès la première minute du film et un protagoniste tellement surarmé que le spectateur lambda le croit monté comme un âne: le succès du nouveau Rambo est scellé.
Scellé à la bétonneuse.
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