Je vous ai raconté que je quitterais prochainement mon job actuel. En attendant, une des tâches qui m'occupent - mis à part de finir des rapports, de participer à des séances et de commencer à ranger mon bureau - consiste à accompagner mon employeur dans le recrutement de la personne qui sera choisie pour me succéder. Alors que, voici quelques semaines, je me trouvais moi-même dans le rôle du candidat pour mon futur taff.
C'est un exercice assez intéressant. Parce que ça te permet de te rendre compte que quand tu es de l'autre côté du miroir, tu es tout aussi inquiet d'aboutir que lorsque tu te présentes à un entretien pour un job. Le but étant dans un cas comme dans l'autre d'essayer de ne pas trop se planter. Vu que du temps et de l'argent sont en jeu.
Après avoir examiné plusieurs CV maintenant, je constate que:
- il y a toujours des gens qui se disent "organisés et soigneux" alors que leur CV est composé de quelques feuilles non reliées, sans dossier, aussi chiffonnées que si elles avaient passé la nuit dans le cul d'une vache dormant en position assise.
- la conjonction "appareil photo du téléphone portable" et "imprimante à jet d'encre couleur bas de gamme" constitue un heureux mariage donnant lieu à des velléités artistiques intéressantes en matière de photos pour CV. La sous-exposition chronique des portraits ainsi réalisés permet à de jolis pixels verts de s'inviter sur la tronche du candidat, qui commence dès lors à accuser de troublantes ressemblances avec le monstre de Roswell. Et je ne te parle pas du cadrage... Donc si tu fais un CV, passe chez un photographe, vraiment.
- écrire mon nom avec deux fautes d'orthographe (si!) est un moyen assez sûr pour faire passer ton dossier sur la pile des "A CONVOQUER POUR UN PREMIER ENTRETIEN", surtout si tu t'es arrêté à la scolarité obligatoire alors que l'annonce précise qu'on recherche un universitaire pour le job.
- un fossé sépare les lettres de motivation qui vont droit au but, formulées avec un souci de clarté et d'élégance, de celles qui tentent de noyer le poisson sous une coulée de langue de bois. La palme de la plus belle formule à ce jour revient à un candidat qui a commis: "Je suis une personne de dialogue, curieuse des polyphonies du monde et des rencontres". Mwahaha. Le genre de formulation à la con qui me crispe d'entrée. C'est promis, si un jour on cherche un homme-orchestre, on t'écrira.
More to come.






Pourtant Tancrède Lavomisse c'est pas compliquer à écrire... ah ah
Rédigé par : Sang d'encre | 12 juillet 2007 à 12:35
Seau d'encre> "Lavomisse", ça ne s'écrit pas, mon bon Monsieur. Ca s'esquisse. Délicatement. Avec un pinceau. En écoutant du Brahms et en savourant un vieil armagnac.
:D
Rédigé par : Lavomisse | 12 juillet 2007 à 14:35
Tu dis? J'entends pas bien!
En bramant et en lisant l'almanach?
Rédigé par : M'dame Jo | 12 juillet 2007 à 15:51
Moi aussi, j'aime la Corse, j'envoie mon cv à quelle adresse?
Rédigé par : raph | 12 juillet 2007 à 15:56
M'dame Jo> Je crois que tu as un caca bien ferme dans l'oreille.
Raph> Si tu aimes vraiment la Corse, ça va nous simplifier le boulot: envoie- moi ton CV où tu sais avec quelques billets de banque à la place de la photo. Ca t'épargnera la visite fastidieuse chez le photographe et moi je saurai sur quelle pile mettre ton dossier.
Euh... des billets de banque usés avec des numéros qui ne se suivent pas, steplet.
PS: N'oublie pas le pourboire pour Ange. Sinon il va encore se mettre dans une colère noire et pulvériser deux lotissements de vacances.
Rédigé par : Lavomisse | 12 juillet 2007 à 16:55
Un coca bien frais? Ah ben volontiers, alors.
Rédigé par : M'dame Jo | 12 juillet 2007 à 17:06
C' est dommage ce n' est pas souvent qu 'on reçoit le CV de Rémi Bricka...
Rédigé par : The Dekk | 12 juillet 2007 à 22:52
The Dekk> http://www.remybricka.com/
Oh putain...
Il me fait penser au lapin Duracell, ton Rémy Bricka. Et c'est bien dommage qu'il fonctionne à piles, parce que s'il était sur secteur, il suffirait de tirer la prise pour le réduire au silence...
Cela dit, il existe surement des sprays contre les Rémy Brickas, non?
Rédigé par : Lavomisse | 13 juillet 2007 à 01:14
Wouah quelle culture, je suis impressionné, moi qui n'ai pas la chance de connaître ce monsieur bricka.
Rédigé par : Sang d'encre | 13 juillet 2007 à 09:20
Sondonkr> Culture, rien du tout: je ne connaissais pas ce Rémy. Alors je l'ai gogulé. Et je suis tombé sur son site web avec ses colombes au kilo et ses rengaines au mètre.
Entre lui et moi, ça a été épidermique tout de suite ;)
Rédigé par : Lavomisse | 13 juillet 2007 à 09:39
à part ça j'essaie de deviner quel boulot tu fais, où il faut être universitaire, savoir chanter en se tenant l'oreille et surfer dans les bas-fonds de l'internet
et ça me fait un peu peur
Rédigé par : raph | 13 juillet 2007 à 09:53
Ca doit être dans l'administration, je pense. Vu le temps qu'il a pour déconner à fond les manivelles. Et également le fait qu'il doit finir des rapports, participer à des séances et ranger son bureau ...
Rédigé par : Vésicule en leasing | 13 juillet 2007 à 13:18
Vésicule agricole> Mouarf! Déconner c'est naturel chez moi. Donc cela ne me prend pas plus de temps que ça.
En même temps, je ne vous dirai rien sur moi, car là n'est pas le propos :)
Rédigé par : Lavomisse | 13 juillet 2007 à 14:17
@Vésicule hybride : j'pense aussi qu'il est dans l'administration vu la cage d'escalier de l'immeuble qui abrite son bureau.
Il n'y a que l'Etat qui est capable de parquer ses employés dans telle bâtisse...
Rédigé par : Le singe | 13 juillet 2007 à 15:35
@ Le singe
Je ne pense pas que M. Lavomisse officie dans l'administration. Ils ne sont pas aussi rapides pour remplacer les collaborateurs démissionnaires... gel des postes pour raisons économiques (ou autres) oblige! En plus, rares sont les fonctionnaires qui ont l'occasion de rencontrer leur successeur... too dangerous ;-)
Rédigé par : zieuxbleus | 13 juillet 2007 à 15:52