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28 septembre 2007

Pour la rigole du vendredi

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27 septembre 2007

La fin est proche

ImagesHier soir, je montais l'Avenue du Théâtre à Lausanne. Et j'ai remarqué que les arbres perdaient leurs premières feuilles. L'automne, contrairement à l'été, ne s'est pas fait attendre. Le temps est venu pour nous de prendre congé de la belle saison...

Un malheur n'arrive jamais seul, cependant: au bout de l'avenue, je vois un panneau d'affichage annonçant la sortie du dernier CD de l'insupportable James Blunt Cunt.

C'est rare que je déteste un artiste, mais lui, je le conchie très cordialement depuis qu'il m'a brisé les nougats menu avec son attentat sonique intitulé "You're beautiful". Cette voix de teckel haletant toussant ses derniers jappements essoufflés avant de passer sous les roues d'un 18 tonnes, je n'en peux plus. Si j'avais eu assez de talent musical, j'aurais parodié ce titre en appelant le morceau "Yo, j'te boute le feu". Avec une escouade de marteaux-piqueurs pour accompagnement musical sur un fond sonore de cris de cochons. Et un faux James Blunt qui brûlerait, empalé sur une pique dressée sur la Grand' Place pour la vidéo.

James Blunt a beau tirer une tronche de merle-en-frites et se la jouer poète romantique un peu largué pour éveiller le côté maternel chez la minette de 15 ans, il me fait bien rire. Faut quand même juste se souvenir que le mec en gros pull en-laine-de-mérinos-qui-pique était, il y a quelques années de cela encore, un soldat avec un gros flingue qui sent la graisse. Un soldat professionnel. Payé pour se battre et percer des bides avec une baïonnette, s'il le faut. Alors il a beau se la jouer artiste torturé, moi j'achète pas l'histoire.

Avec ce nouveau CD, ça m'étonnerait pas qu'il neige sous peu. L'hiver promet d'être long et pas drôle si c'est un hiver avec Blunt.

26 septembre 2007

De l'élégance en matière de jeux télévisés

Ce matin, j'ai pensé qu'un petit jeu télévisé te ferait plaisir, pendant que tu avales ton petit-déj' en 4ème vitesse.

Tu verras, ça va tout de suite te détendre comme il faut: 

Si quelqu'un comprend ce que dit la dame, ça m'intéresse. Parce que moi, je ne parle pas suédois. En revanche, je sais compter suédois (compter sur les doigts, mühühühühüüüü!!!!).

Pardon. Je m'emporte.

Un grand merci à Sybiose1

EDIT: je viens de mettre la main sur une version sous-titrée en anglois qui permet de saisir le contexte:

25 septembre 2007

A la colle avec les chiottes

[Attention: le récit qui suit se base sur des faits réels de la vie vraie d'un homme qui existe vraiment dans toute sa véracité. En plus, ça devrait te plaire: il y a du malheur et de la désolation dans c't'histoire-là].

Alors si ça c'est pas du teasing, je ne m'y connais pas. Bon, procédons:

SuperglueLa vie est une vieille chiennasse famélique qui pue méchamment de la gueule, c'est bien connu. Un constat encore plus vrai quand tu t'appelles Bob Dougherty, un nom synonyme de faux-départ dans la vie: quand les fées se sont penchées sur le berceau branlant de cet homme-là, c'était sans doute juste pour lui gerber copieusement dessus, en pleine poire. Intéressons-nous un instant à la vie tortueuse de ce pauvre hère:

C'est en 2003 que la merde s'installe et que le destin bascule pour Bob. Bricoleur dans l'âme (Bob le bricoleur, arf, arf, arf), notre ami se pointe dans un Do-it Yourself. Sans doute par un petit matin ensoleillé. Les grands malheurs arrivent toujours quand il fait beau, c'est écrit. C'est beaucoup plus cruel ainsi et l'horreur glauque et sordide, ça fait vendre des journaux. Faut bien que tout le monde vive.

Arrivé dans le magasin en ce petit matin de 2003 donc, Bob acquiert peu à peu la certitude qu'il a le cigare au bord des lèvres et qu'il lui faut couler un bronze sans attendre. Fissa. Obéissant à cet appel de la nature qui commence sérieusement à lui fendre le crâne, Bob de rend dans le cabinet d'aisance (à ne pas confondre avec l'armoire qui abrite les tasses à café, le bien nommé cabinet des anses) du Do-It Yourself. Puis, seul dans la quiétude de ce lieu bien insonorisé, il entreprend enfin de poser son fondement dénudé sur les toilettes dans le dessein d'animer l'endroit avec un son et lumière de son cru.

Colossale erreur! Car Bob l'ignorait évidemment, mais un vil plaisantin avait préalablement - et fort sournoisement d'ailleurs, cela mérite d'être souligné - déposé de la colle de contact sur la surface des toilettes. Hélas, notre homme ne s'en apercevra que bien trop tard. C'est collé au siège, solidaire de la faïence, que Bob tentera de crier à l'aide. Mais les employés du Do-It, croyant à un gag (un rien les fait rire aussi, ceux-là), ne réagiront pas. Ou si, mais très trop tard.

Finalement, les services de secours sont malgré tout arrivés sur place. Ils ont décidé de déboulonner la cuvette alors que celle-ci était toujours reliée au postérieur désormais endolori de Bob. Placé sur un support à roulettes, la chiotte et Bob ont ensuite été conduits vers l'ambulance. Et c'est là que le destin s'est acharné sur le malheureux: son pouls (celui de Bob, pas celui de la chiotte: une chiotte ça n'a pas de poux, ça a des morpions, éventuellement) est devenu si faible que les secouristes ont du réanimer le pauvre d'urgence. Une manoeuvre durant laquelle Bob a été séparé un peu prestement de la cuvette. Episode douloureux durant lequel il se serait fait arracher la peau du cul. Par lambeaux.

Remis de ses émotions, cicatrisé du fion, Bob a alors décidé d'attaquer le Do-It. Au motif que depuis cet incident, il souffrirait de terribles cauchemars et d'insomnies. Il affirme aussi que cet événement aurait provoqué chez lui un stress post-traumatique. Ainsi que le diabète. (Mais pas la chaude pisse ni la blenno, non. Parce que ça aurait probablement été un peu gros pour l'assurance, hein).

Alors que le procès devait se dérouler en mars prochain, Bob n'a rien trouvé de mieux que de sombrer dans un coma ce week-end. Dû au diabète. Mais heureusement, il viendrait d'en sortir. (Ce qui est bien la preuve qu't'es pas en sucre, Bob, nondedjeu, hein, alors ou bjien?!? - pour que ce soit bien visuel, il faut s'imaginer que je pince et secoue la joue de Bob en lui disant ça. Do you picture it?)

On ignore si Bob est obligé de faire popo debout depuis l'incident (je dis pas que c'est une information capitale, mais on aurait aimé savoir. Le public a le droit d'être informé).

Une chose est sûre: notre héros compte bien mener sa plainte jusqu'au bout (s'il passe l'hiver), pour obtenir réparation. Y compris en ce qui concerne la facture de l'hôpital: car il est hors de question que Bob l'éponge. (Pfff, en plus celle-là me fait marrer, faut vraiment que j'aille dormir).

L'info est ici. Elle est à toi. Et fais gaffe où tu poses tes miches.

23 septembre 2007

Ho-ho-ho

Drunk_santaUn monsieur veut entrer dans la maison de l'élue de son coeur. Dépourvu de clé, il entreprend de passer par la cheminée. Serrée. Trop serrée, même: notre père noël de septembre reste lamentablement coincé à mi-chemin. Sauvé par les pompiers, il regagne finalement le plancher des vaches quelques heures plus tard. A peu près sain et sauf.

Tu penses à un happy-end? Ben nan: quelques jours plus tard, sa dulcinée, qui a visiblement peu goûté la plaisanterie, frappe notre Casanova des cheminées avec une poubelle et lui balance des bouteilles à la tronche.

Elément tellement incroyable que j'ai moi-même été étonné d'être supris: la consommation de boissons alcoolisées aurait joué un rôle déterminant dans les événements précités...

C'est ici.

22 septembre 2007

Dilemme floral

J'aime les surprises. Surtout dans une assemblée de plusieurs centaines de personnes, quand on prononce ton nom et te demande de venir sur scène. Alors que - comme tu ne t'attendais à rien - tu es allé t'asseoir comme un con bien au milieu d'une salle dont les sièges sont aussi serrés que ceux d'une salle de cinoche. Evidemment, tu mets trois plombes pour t'extraire de ta place, écraser les pieds de tout le monde avec ton 46 fillette et rejoindre le monsieur qui t'attend, tout là-bas, un micro à la main. C'est long, surtout quand personne ne parle.

On m'a donné un énorme bouquet de fleurs et dit des tas de choses gentilles.

Charmante attention, certes. Sauf que le bouquet en question devait peser 2 kilos tout mouillé et que j'ai pu le ramener à l'hôtel à pied. En traversant la ville. En costard. Je peux te dire que ça a bien ricané sur mon passage.

Quelques heures plus tard, le room service de l'hôtel vient livrer des cadeaux d'un sponsor dans ma chambre. Une bouteille de Veuve Clito et une bouteille d'eau-de-vie.

Re-charmante attention, certes. Sauf que je suis venu en train et que 3 bonnes heures séparent l'hôtel de mon appart. Et que j'étais déjà chargé comme une mule en arrivant. Une appréciation de la situation m'a vite fait comprendre que le moment était venu d'opérer une pesée des intérêts très froide afin d'arrêter un choix terrible face à ce dilemme cornélien tenu en place par un noeud gordien.

Comme tu me connais un peu maintenant, tu sais que je suis pétri de valeurs humanistes. J'aime partager, faire plaisir. Apporter un peu de joie et de bonheur autour de moi. C'est mon destin ici-bas. J'ai donc décidé de partager ce bouquet avec toi, ami(e) lecteur/trice. En publiant sa photo ici avant d'abandonner le bouquet à l'hôtel. Comme on abandonnerait un chien sur l'autoroute des vacances. Un crève-coeur.

Je me console un peu en me disant qu'une photo est le moins mauvais des compromis possibles: une photo présente le double avantage de rendre immortel ce magnifique bouquet, tout en me permettant d'en faire profiter ceux qui, comme toi, me sont chers.

Et surtout: j'ai maintenant suffisamment de place pour ramener le champagne et la gnôle dans ma valoche. Mwahaha.

Chose promise, chose due. Je te présente Jean-Kevin le bouquet:

Fleurs

Je sais ce que tu vas dire: je suis trop bon et tout. Je n'aurais pas dû. Mais oui, t'as pas tort, évidemment. Mais moi je suis comme ça, caisse-tu-veux.

19 septembre 2007

Les pompiers romands montent le son

Jusqu'à très récemment, on avait un seul numéro de renseignement en Suisse: le 111. C'était simple. Quelqu'un a eu l'idée débile de libéraliser ce service pour permettre à des tas de sociétés d'entrer en concurrence les unes contre les autres (alors qu'à terme seule une ou deux tireront leur épingle du jeu...). Ce qui fait qu'aujourd'hui, tu as plein de numéros différents dont personne ne se souvient. Ce qui est indéniablement un progrès considérable pour le consommateur...

En plus de cette innovation inutile, les nouveaux numéros affectés aux services de renseignements commencent tous par le chiffre 18. Alors que le numéro d'appel des pompiers est le 118, depuis des lustres. Résultat des courses: les pompiers reçoivent quotidiennement des dizaines d'appels de personnes persuadées de parler avec un opérateur des renseignements. Quand on sait que chaque minute compte dans la lutte contre le feu, on comprend que les pompiers aient un peu les boules.

On peut légitimement se demander si l'Office fédéral de la communication, responsable de l'opération, ne motive pas son personnel avec un système de primes à la connerie. Parce qu'il en faut de la volonté et de l'endurance pour aller aussi loin dans la bêtise. Ca en deviendrait presque de l'art.

Les pompiers genevois viennent de créer un rap pour sensibiliser le public à ce problème. Avec beaucoup d'humour. Et du talent:

Génocide du matin, chagrin

Mmh me réjouis: ce soir, j'ai l'insigne honneur de pouvoir retourner en Suisse allemande, pour un congrès. L'assemblée commence à 8h00 pétantes demain matin. Nos amis alémaniques qui organisent ce genre de manifestations se foutent pas mal que nous autres francophones soient obligés de nous taper 2 bonnes heures avant d'arriver sur place. Et du coup, le matin même, tu n'as pas de train et tu es obligé de te pointer la veille au soir pour être à l'heure...

Déjà, commencer une assemblée à 8 heures du mat est l'incarnation même de l'dée pas bonne qui fâche. Que fait Amnesty? A 8 heures du mat, je suis un véritable ours. Me brusquer est une très mauvaise idée. Il y a probablement tout plein de génocides qui ont commencé à cause de séances trop matinales.

Du coup, je vais passer ma première heure de congrès à me réveiller doucement, pour le bien de tout le monde. Je pense que je vais tuer le temps en comptant le nombre de moustachus. Incroyable le nombre de moustachus qu'il y a en Suisse alémanique. Je n'ai jamais vraiment compris cet engouement pour cet appendice poilu disgracieux et peu pratique (essaie de manger une crème brulée sans les mains quand tu es moustachu, j'imagine que ça doit être un peu le bordel). Parce que franchement, à part servir de display pour montrer aux gens ce que tu as bouffé à midi, ça sert à quoi, une moustache?

Bon, je viens d'aller sur TripAdvisor pour voir ce qu'ils disent de l'hôtel dans lequel je vais dormir: Their buffet breakfast [..] is an experience by itself. Une expérience, hein. Si ça se trouve, c'est une expérience pas chouette du tout, par exemple parce qu'il y a un maniaque en cuisine qui s'amuse à glisser des lames de rasoir dans les pommes du buffet matinal.

Si si, j'y vais dans un esprit positif, tu penses.

[EDIT: je viens de voir qu'ils n'offraient même pas Internet dans les chambres. C'est en suce. Le gros gag. Et ça ose s'appeller 'palace' après, hein. Dedjeu].

18 septembre 2007

De la friture sur la ligne

Hier on avait congé chez nous. C'était férié. Enfin dans notre canton. Mais vu que j'avais un rendez-vous de travail à Berne, le congé j'ai pu me le carrer menu dans le minestrone.

Je ne connaissais ni le client, ni l'endroit où ce dernier travaillait. Alors il m'a très aimablement proposé de me retrouver au point de rencontre de la gare de Berne.

J'arrive. Il est là. Nous sommes les deux en costard. Des gens passent derrière nous et sur les côtés. Je lui tends la main et tente un "Bonjour Monsieur, je suis..."

Et c'est à ce moment très précis, alors que j'allais prononcer mon nom, qu'un rot immonde, gras et caverneux vient rompre le silence qui régnait dans le hall de gare. A côté de nous, un alcoolo SDF avait manifestement fait sienne la devise: "qui ne rote ni ne pète est voué à l'explosion".

Machinalement, je me tourne vers le SDF, qui avait sa boîte de bière à la main, et lui adresse un cordial "santé!".

Nadine de Rothschild, ma grande fille: évite la gare de Berne si tu ne veux pas que le paletot de ton Yorkshire soit moucheté de bile.

15 septembre 2007

Flipper un peu

PinballQuand j'étais ado, il y avait au moins 6 salons de jeux à Lausanne dans lesquels tu pouvais notamment jouer au flipper (ou au tac si tu préfères). Aujourd'hui, il n'en reste - à ma connaissance - plus un seul, ils ont été remplacés par des établissements de restauration rapide (mais pour la digestion, prévoir un délai), des bars ou des salles avec World of Warcraft disputé en réseau LAN. Où l'on se bastonne à grands coups de bytes.

Il ne s'agit pas de faire le vieux con en vociférant que c'était mieux avant, non. Je regrette juste la disparition de ces appareils colorés et bruyants. J'aimais beaucoup retrouver mes potes acnéiques après l'école pour disputer une ou deux parties avec eux. Taper sur le côté pour faire dévier la balle de sa trajectoire et éviter qu'elle finisse dans le trou, le tout sans faire tilter l'engin. L'artiste travaillait sans filet. Le flipper était le cimetière de notre argent de poche, mais les enterrements étaient toujours joyeux.

Et là, en googlant, je tombe sur ça: The Internet Pinball Database. Un site qui répertorie tous les flippers, avec photos et tout. Faut vous attacher, les enfants, c'est un joli voyage dans le temps. Ding ding. Cabin crew, verrouillez les portes, vérifiez les toboggans.

Et si après ça t'en veux encore, sache qu'il existe des jeux sur console (PSP, PS2, Wii), etc. qui reprennent d'anciens flippers. Et des flippers, il y en a comme s'il en pleuvait:

Bon, je vous laisse: faut que je relace mes Big Stars blanches. Et pour ça, il me faut les deux mains.

(Note pour plus tard: prévoir une salle avec suffisamment de place pour loger quelques-uns de ces monstres si un jour j'achète une maison. Avec une pompe à bière et une installation pour diffuser du hard rock pouilleux des années 80).

Le boss vient?

  • Sortie de secours vers un site bien comme il faut

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Tout, tout, tout