Hier soir, je montais l'Avenue du Théâtre à Lausanne. Et j'ai remarqué que les arbres perdaient leurs premières feuilles. L'automne, contrairement à l'été, ne s'est pas fait attendre. Le temps est venu pour nous de prendre congé de la belle saison...
Un malheur n'arrive jamais seul, cependant: au bout de l'avenue, je vois un panneau d'affichage annonçant la sortie du dernier CD de l'insupportable James Blunt Cunt.
C'est rare que je déteste un artiste, mais lui, je le conchie très cordialement depuis qu'il m'a brisé les nougats menu avec son attentat sonique intitulé "You're beautiful". Cette voix de teckel haletant toussant ses derniers jappements essoufflés avant de passer sous les roues d'un 18 tonnes, je n'en peux plus. Si j'avais eu assez de talent musical, j'aurais parodié ce titre en appelant le morceau "Yo, j'te boute le feu". Avec une escouade de marteaux-piqueurs pour accompagnement musical sur un fond sonore de cris de cochons. Et un faux James Blunt qui brûlerait, empalé sur une pique dressée sur la Grand' Place pour la vidéo.
James Blunt a beau tirer une tronche de merle-en-frites et se la jouer poète romantique un peu largué pour éveiller le côté maternel chez la minette de 15 ans, il me fait bien rire. Faut quand même juste se souvenir que le mec en gros pull en-laine-de-mérinos-qui-pique était, il y a quelques années de cela encore, un soldat avec un gros flingue qui sent la graisse. Un soldat professionnel. Payé pour se battre et percer des bides avec une baïonnette, s'il le faut. Alors il a beau se la jouer artiste torturé, moi j'achète pas l'histoire.
Avec ce nouveau CD, ça m'étonnerait pas qu'il neige sous peu. L'hiver promet d'être long et pas drôle si c'est un hiver avec Blunt.






Le Blunt, c'est aussi un "cigare" américain au caramel, à la banane, au chocolat (au choix) aussi dégoulinant de sucre et indigeste que sa version japée sur les ondes radios.
Je l'imagine en train de brailler en chargeant l'ennemi, très viril-sentant-le-sable-chaud...le terroriste sunnite devait fuir, devant tant de cruauté...
En tout cas, you're beautiful c'est de l'AMD...
Rédigé par : Zoltar | 27 septembre 2007 à 08:51
T'es complètement malade ! Après tu vas nous dire quoi ? Que Tokio Hotel c'est pas du punk ?!
:]
Rédigé par : Vésicule hybride | 27 septembre 2007 à 13:47
Presque aussi insoutenable que cet étron persistant de Vincent Delerm.
Rédigé par : vince | 27 septembre 2007 à 18:44
Tu me mets dans la même pièce que De l'air, m... et Blunt, je te fais la 3ème guerre mondiale en solitaire. Cela dit, je risque d'être assez peu regardant avec les Conventions de Genève, je t'avertis...
Oui, je sais que la lampe à souder et le sécateur se marient mal avec les droits de l'homme. Mais pas moins que la musique de ces deux messieurs, je vous ferais dire.
Faudra que les familles des deux guignols viennent avec les empreintes dentaires, cela facilitera le travail d'identification du médecin légiste.
Rédigé par : Lavomisse | 28 septembre 2007 à 07:42
Non moi à la limite ce qui me gêne, c'est que je ne comprends que la moitié des paroles de sa chanson. A cause de la voix un poil stridante justement.
"You're beautiful, you're beautiful, you're beautiful, it's true" (ça ça va, bien que les paroles soient quand même foutrement connes, comme souvent dans les chansons d'amour). Mais après ? Rien compris. J'entends quelque chose comme "Amouniania niamagnana...".
Le mystère demeure assez intact pour moi (et ça me saoule de vérifier les paroles sur le net, parce que je m'en tape un peu faut dire).
Rédigé par : karaz | 28 septembre 2007 à 09:41
Réjouis-toi, Karaz, parce que l'élocution du bonhomme sera encore nettement plus aléatoire que maintenant quand j'aurai achevé de lui couler du béton dans la gorge.
Rédigé par : Lavomisse | 28 septembre 2007 à 09:52