Bêtes à manger du foin
Deux grosses tomates pour Jean-Michel Dolivo, avocat des squatters de la maison de paille, et François Iselin, ancien professeur à l'EPFL, expert en construction et membre de l'association de soutien à la maison de paille. Les deux hommes, quelques heures après l'incendie de la bâtisse en paille, ont tenté de faire monter la sauce en sous-entendant que l'incendie serait plutôt d'origine criminelle. L'avocat allant même jusqu'à parler de "coïncidence troublante". L'identité judiciaire avait cependant constaté que le poêle de l'habitation était en cause...
Alors que tout le monde pensait que les bottes de paille formant les murs de la construction avaient été enduites d'un crépi ignifuge, la presse nous apprenait, le lendemain, que le travail n'avait été fait que... d'un seul côté. Et que le sol n'était constitué que d'une seule couche. Au lieu des deux couches prévues. Sloppy work.
Tu penses peut-être que l'attitude à adopter quand on a fait preuve devant autant d'inconscience crasse et d'amateurisme inoui serait de fermer sa gueule et de faire profil bas? Bah non: Fanny Jaquet, présidente du Comité de soutien à la maison de paille, a une explication toute faite: "Tous ces travaux ont pris du retard à cause de l'énergie que nous avons dû mobiliser pour défendre la maison". Boudiou! Mais ce sont eux qui ont choisi l'affrontement avec les autorités! Autant de mauvaise foi mérite largement un gros cageot de tomates.
J'ai eu l'occasion de dire ici que je trouvais l'idée d'une maison de paille intéressante. Intéressante parce qu'elle aurait permis de montrer qu'il existe d'autres façons d'habiter. Elle aurait permis d'amorcer une réflexion. Mais à partir du moment où ses promoteurs ont choisi de faire entrer leur projet dans l'illégalité en occupant un terrain qui ne leur apprtenait pas, leur projet est devenu indéfendable.
Je leur reproche leur insconscience coupable, leur dilettantisme et leur militantisme d'opérette. A cause d'eux, chaque évocation d'une 'maison de paille' suscitera à l'avenir de la méfiance et des moqueries. Le débat s'est refermé, ils ont lamentablement desservi leur cause. Les amis de la maison de paille ont, sur ce coup-là, été bêtes à manger du foin. Et pour cela, ils méritent un wagon de tomates bien pourries. Dans la gueule.









Les commentaires récents