Mesdames, stop. Il suffit. Je vais commencer à militer pour la non-mixité des salons de coiffure ou pour des salons de coiffure diffusant du métal à 90 dB. Au moins.
Parce que, Mesdames, j'en ai plein le bas du dos d'avoir à subir vos commentaires indigents quand, une fois par mois, je vais chez le coiffeur. Ce midi, c'était un festival.
Assourdies par la soufflerie de votre sèche-cheveux, certaines d'entre-vous pensent qu'il est indispensable de crier pour que votre coiffeuse attitrée entende vos badinages inconsistants. Mais vu que vous braillez en égalant le volume sonore d'un cochon de lait qu'on égorgerait, tout le salon en profite. Même ceux qui, comme moi, s'en passeraient plutôt bien.
En particulier, je m'en bats le cul par terre :
- de savoir quel a été le parcours de votre dernière virée shopping;
- de connaître l'ordre du jour de votre dernier café-médisance avec les copines;
- d'entendre vos histoires de famille sordides, avec le beau-frère qui ne veut pas soigner la maladie mentale du petit;
- de connaître par le menu vos problèmes d'intérieurs, que ceux-ci impliquent ou non la présence de champignons qu'on retrouve davantage dans un ouvrage de dermato que dans les bois du Jorat);
- de savoir que vous pensez que Paolo Coelho est LE philosophe du 21ème siècle (ça m'ennuie juste un peu pour Aristote, Platon, Schopenhauer et Kierkegaard quand j'entends des conneries pareilles).
(Tout entendu, je précise).
Un peu de dignité, merde!






l'enfer c'est d'etre réincarné en coiffeur...
Damned, faut que j'aille au paradis
Rédigé par : arpenteur | 10 janvier 2008 à 18:54
C'est ça, dis surtout que ce jour là tu n'as pas réussi à pécho, oui !
Rédigé par : TT02 | 10 janvier 2008 à 20:59
En même temps, Platon, dans la catégorie "philosophes du 21ème siècle", il sent un peu le sapin...
Moi je dis ça, je dis rien :)
Rédigé par : Loup Gris | 10 janvier 2008 à 21:50
Mais c'est aussi ça le coiffeur !!!
A mon avis le meilleure solution pour vous M'sieur Lavomisse et de vous acheter une tondeuse !
Rédigé par : Vivine | 11 janvier 2008 à 09:23
Ben je vois pas bien en quoi une conversation d'hommes vaut tellement plus le détour.
Chez le coiffeur, souvent les femmes discutent par politesse. Parce que là où toi ta coupe va prendre environ 10 minutes à être réalisée, nous on risque de rester de 1 à 4h avec la même personne. Donc tu discutes... parce que c'est convivial. Et que parler de choses particulièrement intenses... c'est pas l'idéal dans ce genre d'endroits.
Bref, en un mot comme en cent, perso je trouve ta vision sexiste -et donc biaisée. Ca tient qu'à moi. ;)
Pis franchement... t'as mieux à faire que d'écouter les conversations chez le coiffeur toi ? C'est marrant pourtant, ça a son charme.
Quoi ? Trouver comment soigner le cancer ? Découvrir d'autres planètes ? Parler sciences et nature ? Mouais.
Pis pour finir aussi... franchement Platon et Aristote... des références certes peut-être bien, mais pas les meilleures.
Bisoux.
Rédigé par : karaz | 11 janvier 2008 à 09:53
Je dois quand même donner raison à karaz, pis pas juste parce que je l'aime bien.
Mais j'ai la solution pour toi.
J'ai sélectionné pour toi trois coiffeurs. Pour homme. Exclusivement. J'ai vérifié. Il y a même une dame dans le tas, très jolie voix.
Problem solved.
Daniel Pittet
rue du Midi 1
1003 Lausanne
021 312 54 43
Franca
ruelle du Grand-Pont 6
1003 Lausanne
021 312 76 77
Gysler Michel
rue Centrale 6
1003 Lausanne
021 312 36 10
Rédigé par : M'dame Jo | 11 janvier 2008 à 10:32
Bon...
J'ai bien aimé le commentaire de Loup Gris, qui m'a bien fait rigoler.
Par contre, le commentaire de Karaz (que j'apprécie, par ailleurs), part de prémisses fausses (chez moi, ça dure une bonne heure aussi pour une coupe ;) pour aller se fourrer le doigt dans le nez jusqu'à l'oeil. En effet, les accusations selon laquelle ma vision serait sexiste me fait doucement rigoler.
On n'aurait donc plus le droit de critiquer les paroles et actions d'une personne en forçant légèrement le trait pour donner dans un début de caricature si celle-ci est de sexe féminin?
Reprenons mon post. Et gardons la même scène, en remplaçant la femme par un homme. Je ne pense pas qu'on m'aurait accusé d'être sexiste. Donc, selon le genre de la personne, j'aurais le droit ou non de me moquer de celle-ci, le même commentaire assassin passant dans un cas (lorsqu'un homme est visé), mais pas dans l'autre (lorsque c'est au tour de la femme d'essuyer des remarques sarcastiques)?! Opérer une différenciation à ce niveau reviendrait précisément à créer une discrimination basée sur le sexe. Et donc à se rendre coupable de sexisme.
J'aimerais juste préciser que je me suis contenté de relater des bribes de conversation qui m'ont été imposées. Le problème n'est donc pas ici un quelconque sexisme supposé (qui, j'ai la faiblesse de le croire, n'existe pas chez moi), mais bien un manque patent de savoir-vivre de la part de cette femme qui, dans un salon de coiffure, impose aux autres des détails sur sa vie privée que ceux-ci préféreraient ne pas avoir à subir.
C'est là mon avis et je le partage.
Rédigé par : Lavomisse | 11 janvier 2008 à 13:16
En commençant ta note par "Mesdames, stop. Il suffit. Je vais commencer à militer pour la non-mixité des salons de coiffure [...]" et en t'adressant tout au long de ta note à "vous, Mesdames", tu pouvais t'attendre à une réaction de ce genre, non? C'était du deuxième degré, soit, mais il me semble qu'il devient difficile, après une telle entrée en matière, de soutenir que tu ne diriges pas ton attaque envers les femmes quand elles sont au salon de coiffure, ou bien? En toute objectivité et en relisant le texte.
Voilà donc pourquoi je te propose un des nombreux coiffeurs pour messieurs de la ville, tu y trouveras la joie de la non-mixité :)
Rédigé par : M'dame Jo | 11 janvier 2008 à 13:55
(Pis merde, je les ai APPELES les trois pour demander confirmation, en plus)
Rédigé par : M'dame Jo | 11 janvier 2008 à 13:58
Dans la mesure où j'ai démontré, dans mon précédent commentaire, que le contenu de mon post n'était pas sexiste, il m'incombe encore de répondre à la question que M'dame Jo soulève dans son second commentaire: le fait de s'adresser - même en des termes sarcastiques - à des femmes - est-il consititutif de sexisme?
Je répondrai par la négative: s'adresser à des femmes, même en mentionnant leur genre, n'a rien de sexiste. Ainsi, un "bonjour Madame" lancé à sa voisine sera généralement même ressenti comme une marque de respect et de politesse et aucunement comme l'expression d'un machisme qui n'a pas lieu d'être. De même, aucune femme ne s'offusquera de recevoir un courrier portant la salutation "Madame,".
Je constate donc avec joie et soulagement que ni le contenu de mon billet, ni la façon de m'adresser aux femmes n'est sexiste. Provocateur peut-être, sexiste non. Et je m'en félicite vivement.
Rédigé par : Lavomisse | 11 janvier 2008 à 14:39
M'dame Jo> Je pourrais te dire merci d'avoir pris le temps de chercher cette liste de coiffeurs.
Je pourrais.
Mais nan. Je suis d'humeur taquine et primesautière aujourd'hui. Je répondrai donc simplement par un "CUT YOUR HAIR AND GET A JOB!".
;-)
Rédigé par : Lavomisse | 11 janvier 2008 à 14:43
"Dans la mesure où j'ai démontré, dans mon précédent commentaire, que le contenu de mon post n'était pas sexiste"
Ouais. Sauf si on tient compte du que fait, à part une mauvaise foi pleine de vigueur, tes commentaires n'ont rien démontré. Mhahahaha.
Mais bon, j'dis ça, j'dis rien.
Rédigé par : M'dame Jo | 11 janvier 2008 à 15:12
M'dame Jo> Sauf qu'en te contentant de porter un jugement de valeur sans étayer celui-ci d'aucune manière, tu n'établis ni ma mauvaise foi, ni le fait que j'aurais failli dans ma démonstration.
Ton intervention se solde par conséquent par un double zéro pointé, accompagné par les quolibets d'un public qui ne s'en laisse pas conter.
Mais tu remportes malgré tout la boîte de jeux, avec possibilité de revenir en deuxième semaine.
Rédigé par : Lavomisse | 11 janvier 2008 à 15:58
Bon.
"Je répondrai par la négative: s'adresser à des femmes, même en mentionnant leur genre, n'a rien de sexiste"
Je me gausse de tes exemples et de l'effective mauvaise foi dont tu fais montre pour te justifier, en d'autres termes, tu t'enfonces!
Car si tant est que ton post n'était pas teinté de sexisme (ou si peu, mais c'est "de bonne guerre" à mon avis), ton explication te noie:
Tu compares la politesse de la salutations verbale ou écrite d'un groupe sexuel identifié (Madame/Mesdames) avec la mise en accusation du même groupe globalisé, portant sur des actes uniques (exemple: "Parce que, Mesdames, j'en ai plein le bas du dos d'avoir à subir vos commentaires indigents[...]").
Et c'est plutôt ça qui, à mes oreilles, devient désagréable.
Tu te serais addressé "aux dames du salon de coiffure d'hier", ou à "Vous, Madame qui avez parlé de...", mais non, tu mets par ton discours toutes les femmes dans le même panier, et dès lors ton attaque dirigée sur un groupuscule devient à priori une attaque généralisées contre toutes les Mesdames que nous sommes.
Et si ton intention initiale se voulait caricaturale et "sympatique", tes justifications a posteriori déclenchent alors mes foudres.
Rédigé par : Mamag | 11 janvier 2008 à 16:54
Mamag> Mais c'est évident que j'ai fait preuve de mauvaise foi dans mes deux pseudo-démonstrations, avec un bonheur assez jubilatoire je dois bien l'avouer. Mais ma mauvaise foi légèrement outrancière n'est que la très humble et fidèle imitatrice de l'exagération burlesque de mes deux commentatrices.
On a tenté de voir le mal là où il n'était pas, là où je n'ai fait qu'écorner un peu les stéréotypes pour donner dans le bon coup de gueule comme je l'aime, exercice qu'elles pratiquaient ou pratiquent toutes deux sur leur blog respectif, avec talent du reste.
La manoeuvre est hélas devenu symptomatique du monde aseptisé qui nous entoure: on n'ose plus lancer la moindre plaisanterie, dresser la moindre pique sans risquer de se faire accuser des pires maux par les ayatollahs du politiquement correct. Bienvenue à l'époque merveilleuse de l'hygiénisme zygomatique.
Ce qui est plus étonnant, c'est qu'une des intervenantes me connaît suffisamment bien pour savoir qu'il serait assez hardi de me prêter des intentions sexistes.
J'avoue mon tort: je suis un petit provocateur. Je l'ai toujours été et le serai toujours. Que cela plaise ou non. Mais assurément pas un sombre macho à deux francs.
Si maintenant certain(e)s pensent qu'il y a des choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter, je leur citerais Desproges: "on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui" et leur demanderais de passer leur chemin, car je ne changerai pas une virgule à mon texte.
Serviteur.
Rédigé par : Lavomisse | 11 janvier 2008 à 17:23
Lavomisse> C'est que votre verbe nous a prouvé à maintes reprises que vous étiez capable de démontrer votre point de vue, tout burlesque ou provocateur soit-il (et ce, que vous le pensiez réellement ou non) sans pour autant faire preuve d'autant de bassesse technique dans l'argumentation. C'est plus la déception relative à vos raccourcis d'aisance qu'à votre propos que je critique... bien que vous aillez toujours la gouaille et la répartie bien enclenchées, vous avez usé là de facilité mièvres, et c'est pour cela que le couperet est tombé. D'autant plus que vous connaissez les capacité argumentaires de vos interlocutrices sur ce sujet. Il aurait donc été plus à-propos de les surprendre par des fines et subtiles critiques qui auraient appuyés encore plus sournoisement la pique de l'humour dans l'esprit du lecteur...
Mais peut-être vous porte-je en trop haute estime lyrique?
Rédigé par : Mamag | 11 janvier 2008 à 18:51
Mamag> Quand vous parlez de "raccourcis d'aisance" vous insinuez sournoisement que je ne pisse pas loin. C'est honteux d'en arriver à une telle mesquinerie dans ses attaques, Madame. Personnaliser le débat ne vous assurera ni la sympathie de celles et ceux qui nous lisent, ni la victoire de nos ridicules joutes oratoires. ;P
Enfin, peu m'en chaut (peu manchot) que le couperet tombe: le tout, Madame, c'est de savoir retirer sa tête du billot avant que la lame ne fracasse celui-ci.
L'élégance ultime consiste, sans aucun doute, à attendre le dernier moment et à s'en tirer avec le souvenir du souffle de la lame sur sa nuque. Mais j'en conviens, nous vivons hélas à une époque où l'élégance n'a plus cours. On peut le regretter. Il faut s'y résigner.
Rédigé par : Lavomisse | 11 janvier 2008 à 19:20
Moi je dis que si tu avais changé toutes les "Madame" par des "Monsieur" j'aurai fait le même commentaire : C'est ça, dis surtout que ce jour là tu n'as pas réussi à pécho, oui !
Rédigé par : TT02 | 11 janvier 2008 à 21:37
Aie aie aie... Comment faire des histoires pour rien... Spécialité féminine également! Bon, je vais me faire incendier mais j’ai envie de ramener ma science.
Je n'ai, pour ma part, pas perçu une once de sexisme dans le post de Lavomisse. Il faut simplement que vous admettiez (mais cela va certainement être dur) que vous avez parfois des sujets de discussion qui n'ont pas lieu d'être dans des lieux publics (je dis "des" parce que ça n'arrive malheureusement pas que chez le coiffeur...).
Attention, je ne dis pas que cela ne nous arrive pas. Mais nous faisons preuve de plus de retenue que vous la plupart du temps si une personne du sexe opposé est dans les environs. Que cela vous plaise ou non, les choses sont ainsi. C’est à vous de faire attention à vos discussions afin d'éviter de tomber un beau jour sur un constat tel que celui de Lavomisse (dont je rejoins d'ailleurs le point de vue à 100% car je vis régulièrement la même situation).
Un tel constat, même s'il ne concerne qu’un des deux sexe, n'a rien de sexiste. On pourrait, pour éviter que vous vous sentiez agressées, préciser quel "genre" de femme déballe sa vie privée devant un public sans aucune retenue. Mais là encore, vous trouveriez certainement quelque chose à redire.
Pour conclure, je dirais que c'est ce genre de comportement type qui contribue à faire de vous des femmes!
Rédigé par : Le singe | 11 janvier 2008 à 22:42
"Je suis une femme et je dis des conneries"
Tu vois, le singe, je dis des conneries plus vite que toi. Ya pas besoin être une femme pour s'éterniser sur ce sujet.
Rédigé par : TT02 | 11 janvier 2008 à 23:10
Je pense que ça se saurait si en matière de sexisme on était à l'ère du politiquement correct, Lavomisse.
Que ça te plaise ou non, les études et les observations des sociologues tendent justement à démontrer que le sexisme a rarement été aussi pregnant, de manière implicite.
Alors bon, c'est bien joli de prétendre que tu essaies de nous ouvrir l'esprit au "non politiquement correct" que tu sembles élever en vertu. Moi je n'y vois que mauvaise foi (inconsciente, toutefois) sur ce coup-là.
Plutôt que de simplement admettre que tes propos pouvaient être blessants aux yeux des femmes, sans faire d'elles pour autant ni des victimes ni des hystériques, tu te caches derrière un projet d'ouverture d'esprit.
Sur ce post précis, tu n'ouvres l'esprit à rien du tout à mon sens, ni ne permet un anticonformiste quelconque. Critiquer méchamment les conversations féminines, les qualifier de futiles et les rendre risibles, c'est d'un conformisme affligeant au contraire.
Et c'est blessant, accessoirement.
Je t'embrasse toutefois, parce que je conçois que tu ne l'aies pas fait volontairement.
Et le précise, c'est ton argumentation que je critique, pas toi en entier.
Rédigé par : karaz | 12 janvier 2008 à 10:23
Quant à Le singe, que dire à part que si tu ne conçois pas spontanément que ta première phrase pue la misogynie, c'est qu'effectivement ça n'a pas vraiment d'intérêt de discuter du sujet avec toi.
"Faire des histoires pour rien"... t'as raison, défendre l'identité féminine, mais quelle vaste connerie !
Souligner le fait que la vision des conversations des femmes est non seulement biaisée, mais rabaissée dès qu'elle ne correspond pas aux attentes masculines est non seulement utile, mais même indispensable.
Les livres d'histoire ne parlent que des activités masculines pratiquement, la grande majorité des best sellers évoque des aventures masculines, sans parler des films... Ben ouais, lire noir sur blanc la manière dont sont perçues les discussions de femmes, ainsi que certains de leurs intérêts si on veut bien, ben ça fait carrément chier. Et c'est gonflant surtout, parce que ça n'a rien d'original et que c'est même un grand classique du sexisme.
Incroyable. Le nombre de fois où j'ai passé des soirées entières à écouter des hommes parler d'informatique, de sports ou de la construction d'avion... ça je suppose que ce sont de "vrais" sujets de société.
Pfff.
Rédigé par : karaz | 12 janvier 2008 à 10:31
Karaz> Je t'apprécie aussi (et mes commentaires ne sont pas non plus écrits dans l'esprit de dégommer des gens), mais il n'est pas indispensable de me chercher des excuses en me présentant comme un "camarade qui se trompe malgré lui". Non, comme j'ai pu le dire avant, j'assume pleinement ce que j'ai pondu.
Comme je l'ai dit cependant, mon billet est à ranger dans la catégorie 'humour provoc'. La satire, la parodie et la caricature ont ceci de commun: il s'agit de grossir un trait, de l'exagérer outrancièrement, de le généraliser dans le but de faire (sou)rire.
Un mécanisme que tu connais bien, Karaz, pour l'avoir récemment appliqué sur ton blog en faisant passer les Suisses pour des coincés racistes et égoïstes, obnubilés par leur seul compte en banque. Or, je trouve piquant que quelqu'un qui tire régulièrement sur des ficelles tout aussi grosses que les miennes s'émeuve à ce point de ce billet.
Plus généralement> je ne peux m'empêcher de penser que votre humour, Mesdames, est à géométrie variable et je le regrette. En y regardant de plus près, par l'autre bout de la lorgnette, je constate que vous avez (presque) toutes un jour posté des piques peu amènes visant la gent masculine sur vos blogs. Je me suis le plus souvent marré en les lisant, en leur reconnaissant parfois même un fond de vérité. Jamais je ne m'en suis offusqué, jamais je ne me suis senti villipendé dans ma condition d'homme, même lorsque vos expressions étaient parfois bien plus crues et triviales que ce que je m'autorise moi-même ici.
Se foutre de la gueule d'une femme qui, au mépris du savoir-vivre le plus absolu, hurle des détails de sa vie intime chez le coiffeur, c'est par contre "verboten", à vous entendre. On a l'impression de toucher à un sujet tabou. La moindre remarque caricaturale un peu incisive est décortiquée dans tous les sens (sauf dans le sens voulu) et on prête aux mots des significations qui ne leur ont pas été données. L'étape suivante aurait été de tirer des conclusions hâtives et de vouer l'auteur de ces lignes aux gémonies et à la flétrissure publique, chose que vous avez cependant toutes eu l'intelligence et la délicatesse de ne pas faire.
Il n'empêche. Un peu de sérénité et de pragmatisme, ça serait pas mal, non?
Rédigé par : Lavomisse | 12 janvier 2008 à 13:27
La différence, mon cher Lavomisse, c'est que quand je critiquais les Suisses c'était davantage de l'autodérision. Je suis Suissesse aussi.
Aux dernières nouvelles, tu n'es pas une femme. Donc ça ne me fait pas rire.
Rédigé par : karaz | 12 janvier 2008 à 15:42
Deux choses:
1. Si je suis ta logique, on aurait donc le droit de rire que de nos semblables. Tu défends donc implicitement l'idée qu'en matière d'humour, il y a des tabous, des zones interdites. C'est une vision totalitaire des choses, à laquelle je ne souscris évidemment pas.
2. Ensuite, l'autodérision consiste à rire de soi-même. Uniquement. Or, en traitant l'ensemble des habitants de ce pays de coincés égoïstes racistes, c'est plusieurs mio de personnes que tu stigmatises, en utilisant la même méthode que tu condamnais quelques lignes plus haut: celle de la généralisation abusive.
Je ne vais probablement pas pouvoir te convaincre, tout comme toi tu n'as aucune chance de me convertir à ta vision - que je trouve un tantinet sinistre - de voir les choses. Alors à quoi bon continuer? Je vais en rester là pour ma part.
Rédigé par : Lavomisse | 12 janvier 2008 à 18:07
Effectivement, pour moi l'humour a ses limites.
Et je ne vois toujours pas ce qu'il y a de drôle dans le fait de stigmatiser une catégorie déjà régulièrement dénigrée.
Rédigé par : karaz | 12 janvier 2008 à 20:08
Laisse-moi quand même te dire que pour quelqu'un qui aime donner dans l'humour bien trash, le costume de la censeuse te va aussi bien qu'un nez rouge sur le groin d'un croque-mort... ;)
Rédigé par : Lavomisse | 13 janvier 2008 à 09:09
Pour moi ce n'est pas de la censure, mais du respect.
Pis tes remarques sur mon identité hein... quelque part je men fous un peu, crois-le bien.
Et j'ai jamais considéré que je donnais dans l'humour bien trash. C'est ta vision des choses.
Rédigé par : karaz | 13 janvier 2008 à 10:42
Identité? Mais je ne vois pas où j'ai parlé de ton identité!!!
Ecoute, tout ça commence à me lasser un peu. Je trouve que tu as une vision terriblement carrée des choses, le nez dans le guidon. Le fanatisme n'est plus très loin.
Maintenant, je pense pas que je sois celui que tu devrais dégommer en premier sur ta liste, dans la mesure où j'ai toujours considéré qu'hommes et femmes étaient égaux. Ce qui ne m'empêchera pas, par contre, de faire une plaisanterie moisie un peu second degré de temps en temps.
Je revendique le droit de me montrer outrancier aussi, mais toujours dans une perspective humoristique. Et sans jamais qu'au fond de moi, perdre le respect pour les femmes.
Car - attention, plaisanterie à 20m - il ne faut jamais perdre de vue le fait que la femme est un homme comme un autre. :P
Rédigé par : Lavomisse | 13 janvier 2008 à 11:43
Ah d'accord.
Quand toi tu refuses la remise en question, c'est parce qu'il s'agit d'un fin trait d'humour et quand moi j'estime qu'il y a une dimension sexiste dans tes propos, je suis fanatique.
Bref. Bon week-end à toi.
Rédigé par : karaz | 13 janvier 2008 à 12:29
Boudiou, mais qu'est-ce qu'il y a de si compliqué à comprendre?
Si je dis quelque chose 'pour rire', cela ne signifie pas que je le pense, ni que j'adhère à la vision des choses véhiculée.
Arrête de tout prendre au premier degré, ta façon insidieuse de faire systématiquement des procès d'intention devient un peu chiante à la longue. Et ça ne marche pas avec moi.
Et là je boucle les comm', parce que l'enculage de mouches avec des gants de boxe, ça va un moment.
Bon week-end aussi.
Rédigé par : Lavomisse | 13 janvier 2008 à 13:15