A y est. C'est début juillet, les vacances approchent et tu te retrouves bec de gaz comme un gros flan: c'est la loose totale, tu ne sais pas encore où tu vas aller. Heureusement pour toi, Monsieur Lavomisse suppure la bonté par tous ses pores. Ni une, ni deux, il se drape dans sa vieille cape bouffée par les mites pour voler à ton secours: cette année tu iras en Islande pour y voir le Musée National du Phallus. Mais d'abord, tu finis de bouffer ta purée. Et un chouïa plus proprement, si j'ose dire.
Comme j'aurais énormément de peine à décrire ce musée mieux que les propriétaires themselves, je leur tends mon micro. T'es à l'antenne, coco:
"Le Musée National des Phallus est probablement le seul au monde de son espèce, car il réunit les organes génitaux de tous les mammifères d’ Islande.
La phallologie est une science jeune, elle n’a pas plus de vingt-cinq ans, et a été jusqu’ici délaissée en Islande. Elle n’a été jusqu’à présent que l’appendice d’autres domaines comme l’Histoire, l’Esthétique, la Psychologie, la Littérature et d’activités artistiques comme la Musique et le Ballet.
Enfin, il va devenir possible d’étudier de façon approfondie, ce Musée en soit loué, les phallus d’une façon systématique et scientifique (...)".
Le Musée National des Phallus compte 150 phallus, le plus souvent entiers, représentant pratiquement l’intégralité de la faune mammifère. On y trouvera 38 pièces provenant de 15 espèces de cétacés, un attribut d’ours, 19 pièces provenant de 7 espèces de phoques et de morses, et 19 espèces de mammifères terrestres sont représentés par 93 pièces. Les 42 mammifères du pays et de ses côtes sont dignement représentés par 151 pièces. Ajoutons à cela la promesse d’un homo sapiens de faire don (après sa mort) au musée de ses propres attributs comme en témoigne un acte de donation exécuté en bonne et dûe forme.
[C'est tout du vrai, le texte se trouve ici].
Je reprends mon micro et le remise de par devers moi. Mazette, il est ma foi tout turgescent. Qu'est-ce que tu lui as fait?
Outre les manches à couilles et les pines d'ours (mais ça tu en vois déjà pas mal au bureau, j'imagine), ce musée te permettra également de découvir des tas d'objets ayant trait à la quéquette: des porte-manteaux en forme de stouquette, un porte-bouteille et même un téléphone-zob (pour appeler un enculé, sans doute?). Et une foutritude d'autres choses du même acabite.
Pour bien jouir de toutes les merveilles de ce musée, il faut se laisser pénétrer par l'atmosphère des lieux. Arrivés à mi-chemin de cette visite somme toute assez longue, les visiteurs s'encourageront en songeant qu'il reste la moitié à découvrir et que, par conséquent, ce n'est pas du tout le moment de mollir. Après quoi ils pourront s'attabler à la cafétéria et disputer une bonne partie de chibre(s) en dégustant, pourquoi pas, une pisse bien fraîche. A moins que tu ne préfères un cognac aux oeufs.
Je vois d'ici les esprits chafouins esquisser une bouche en cul de poule et bouder leur plaisir. Qu'ils se ravisent: je n'ai fait qu'effleurer la question, la quéquette étant un sujet universel: l'homme et la femme en ont une entre les jambes tout au long de leur vie.
Sauf que pour les femmes, ce n'est pas toujours la même. Hein.
[Merci pour le lien, Jâââââcques!]
Les commentaires récents