30 janvier 2008

King of Con

Je viens de voir King of Kong, sur les recommandations d'un ami. Un documentaire hilarant sur le milieu des jeux vidéos. Enfin surtout sur des nerds pour qui Donkey Kong est plus qu'un jeu: c'est une ligne de vie.

Il y a des lunetteux à boutons, de la moustache, de l'obèse qui pue sous les bras, passablement de lâcheté et de la misère humaine qui suinte jusque sous la porte. Bref, c'est un petit monde bien sordide et glauque qui tourne autour d'un champion, Billy Mitchell, une sorte de Jésus Christ de sous-préfecture au brushing parfait, plein de certitudes, affreusement manipulateur et con comme une malle (il ne lui manque que les poignées).

Tellement méprisable du reste que je ne résiste pas à l'envie de lui adresser un petit message personnel, en espérant que son ego démesuré le pousse à se googler souvent: Billy Mitchell, you sure are the most pathetic, moronic, arrogant, manipulative and despicable shithead living on the face of Earth.

Ca c'est dit. Voici un extrait (Billy Mitchell, c'est le crétin avec la barbe, les cheveux longs - tellement longs et soignés qu'ils doivent partir en slow-motion dans le sens de la baffe) et la cravate 'stars and stripes':

14 octobre 2007

Juste pour bien finir le dimanche

Un petit Windowlicker (trad: "Lécheur de vitrines"), toujours aussi bon!


Aphex Twin - Windowlicker - Windowlicker

 

Mais attention: à force de trop se faire lécher la lucarne le week-end, on risque de commencer sa semaine avec les rideaux qui collent à la fenêtre...

C'est du Lao Tseu. Très fatigué. Mais ça reste du Lao Tseu, je t'assure.

25 mai 2007

Rembobine tout

Les amateurs de cinéma d'auteur peuvent enfin souffler: celui qui a su les ravir - au terme d'une trilogie dont la finesse était aussi omniprésente à l'écran que les mouches sur un étron canin suitant à 40° à l'ombre - revient.

Il revient et il n'est pas content.

Quand je dis 'il', c'est John Rambo. Stallone reprend en effet du service avec ce 4ème volet que l'on nous promet pour 2008. Et c'est finalement tant mieux pour les USA: les Etats-Unis avaient grand besoin de Rambo, car Rambo leur permet de gagner à l'écran les guerres qu'ils perdent pour de vrai...

D'après le teaser, on devrait avoir droit à un grand moment d'analyse géopolitique finement ouvragée. Car John Rambo est à la nuance ce que la masse d'armes est à la broderie saint-galloise:

Des répliques simples à retenir ciselées dans de la burne de taureau, un paradigme manichéen exposé dès la première minute du film et un protagoniste tellement surarmé que le spectateur lambda le croit monté comme un âne: le succès du nouveau Rambo est scellé.

Scellé à la bétonneuse.

14 avril 2007

La navrante du samedi

18 mars 2007

Puzzled

No heaven / no hell below us.
Above us only sky...

C'est chiant à admettre. Chiant à cause du piano faussement désaccordé, des évidents staccati à deux balles et de la batterie hypocritement grasse à la "Come with Me by Puff Daddy featuring Jimmy Page" (B.O. de Godzilla, beurk).

Mais je l'admets quand même: c'est sans doute la meilleure reprise, vocalement parlant - à mon goût - de Lennon:


A Perfect Circle - Imagine (Emotive)

Juste pour la texture et le timbre de voix extraordinaires de Maynard James Keenan. La voix.

En même temps, quand on a une voix comme ça, on se contente pas d'un accompagnement aussi indigent, évident et niais.

Branleur.

17 mars 2007

Nýdönsk, le morceau

Il y a une petite poignée de jours, je te parlais du groupe de rock islandais Nýdönsk. Et je t'avais promis de t'en faire partager un petit morceau (vu que je sais que tu préfères les petits morceaux aux gros bouts).

Si tu lis l'islandais - ou que tu as simplement pris suffisamment de drôges pour avoir tout à coup l'impression de comprendre plein de trucs, voici la page Wikipedia consacrée à Nýdönsk. Tu verras, à la lecture aussi, l'islandais s'impose comme cet idiome doux pour chanter l'amûûûr. On dirait une caresse prodiguée sur la peau par mille tessons de bouteille préalablement plongés dans de l'acide citrique.

Voici donc un extrait de ce grand moment de lyrisme. Un moment qui célèbre la mélodie des mots. Des mots qui coulent à la manière d'une rivière de montagne. Ou d'une giclée de pus sur le miroir de ta salle de bain. A toi de voir.

Le morceau s'appelle "Grjót". Il n'aura certainement pas échappé à ta sagacité que ce mot - dont j'ignore foutrement la signification - aurait pu constituer une onomatopée évoquant l'expectoration d'un glaviot vert bien gras, juste avant que celui-ci ne se fracasse sur une grille d'égout et qu'il ne choisisse - instant suspendu, aux mille possibles - de quel côté de la grille il va couler.

Il est des mots qui existent pour eux-mêmes. Il en va de même pour certaines chansons. Nýdönsk, Mesdames et Messieurs:


Nýdönsk - Grjót

Et puisque c'est samedi, j'ai même du rab. Tombé du camion que c'est, M'sieurs-Dames. Tout cadeau, c'est la Noël des esgourdes:


Nýdönsk - Ljósaskipti

14 février 2007

Quel héros de film suis-je?

J'ai fait le test qu'Anceps proposait sur son blog. A en croire les résultats (si, faut toujours croire les résultats des testàlacons), je serais:

James Bond : 83%
Hannibal Lecter : 77%
Batman / Bruce Wayne : 74%
Indiana Jones : 72%
Néo (Matrix) : 72%
Tony Montana (Scarface) : 72%

Le résultat m'étonne beaucoup. Non pas par rapport à la ressemblance qui existerait entre James Bond et moi, car il est indéniable que lui et moi avons beaucoup de choses en commun (du reste, faudra vraiment qu'on se parle tous les deux un jour) ;-P. Mais James Bond façon schon connerie, hein.

Mais Hannibal Lecter ?! Franchement, ça me troue le cul (en coupe sagittale médiane).

Parce que je ne suis pas très viande rouge, tu vois.

01 décembre 2006

CinéSuppositoire

Un multiplexe lausannois a pour habitude d'organiser des projections CinéLolette pour les parents et leur(s) bébé(s). Une projection de films légers et familiaux (qui a dit mièvres, hein, qui?) avec un volume sonore réduit (ça s'applique au film, mais probablement pas à l'ambiance sonore interne du cinéma, noyé qu'il est sous les hurlements de bébés tutoyant les 95 dB), dans une salle équipée de tables à langer (enfin une odeur à même de couvrir celle des pop-corns!).

Sauf que là, les responsables ont décidé de projeter 'Les Infiltrés' de Scorsese, un film interdit aux moins de 16 ans et que la critique s'accorde à qualifier de violent. Et la Commission de contrôle vient de prononcer une interdiction contre la projection de ce film devant un public en partie composé de bébés...

Le responsable de CinéLolette se défend en affirmant que "[...] les bébés ne voient rien, ils sont dans leur couffin".

Donc si on récapitule un peu, on a:

  • une salle de cinoche qui sent le caca de bébé et où les dialogues sont couverts par les hurlements des petits (qui n'y peuvent rien, hein, mais bon, ça ne change rien à la donnée).
       
  • un film qui n'est vu que par les seuls parents, forcément distraits (comment veux-tu être dans le match si ton film est rythmé par les pleurs et la fluidité (ou pas) du transit intestinal du petit?).

En y réfléchissant bien, je n'entrevois que deux solutions à cet épineux problème sociétal:

  • Pourquoi les parents ne confieraient-ils pas leur petit à quelqu'un le temps de se faire une vraie séance de cinoche à deux, sans tous ces désagréments, hein? Et en choisissant un vrai film? Sans avoir à endurer les discussions biberons-couches des autres? Parce que cette histoire me fait un peu penser au pianiste, trop éloigné de son instrument, qui, dans un éclair de lucidité discutable, choisit de rapprocher le piano du tabouret plutôt que l'inverse...
           
  • Ou alors garder la configuration parents-bébé, mais avec un film qui permette à bébé d'avoir une vraie expérience cinématographique qu'il n'est pas près d'oublier, sensorielle à défaut d'être visuelle vu que bébé ne voit rien dans son couffin. On pourrait ainsi envisager la programmation de "The Rocky Horror Picture Show", avec le lancer du PQ, de l'eau, du riz, du hot-dog et de tout le toutim... Mwahaha.

22 novembre 2006

C'est l'heure de la piqûre

Jusqu'ici, je pensais naïvement que les scénaristes d'Hollywood étaient des gens comme toi et moi, dotés d'un minimoumme de pragmatisme et de sens commun.

Réflexion faite, je crois m'être lourdement fourvoyé sur leur compte: ils sont beaucoup plus pas bien dans leur tête que toi et moi.

Le scénariste hollywoodien fleure bon le sociopathe au bout du fart qui se mélange sévèrement les pinceaux. Sur le point de passer à l'acte pour décapiter des passants à l'aide d'un taille-haies rouillé. En riant nerveusement, avec des Pampers taille adulte pour seuls vêtements:

[Arigato gozaïmasu, Dave san!]

06 octobre 2006

Video Gogues

La télévision japonaise n'est plus de la télévision. C'est de l'art. A quand Bataille & Fontaine avec un concept de trou turc?


Crazy Japanese Port-O-Potty Prank - video powered by Metacafe

Le boss vient?

  • Sortie de secours vers un site bien comme il faut

août 2008

dim. lun. mar. mer. jeu. ven. sam.
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Tout, tout, tout