06 janvier 2008

January blues

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Ces jours, Gruyères se donne des airs mélancoliques et inquiétants à la tombée de la nuit, qui feraient presque passer la Transylvanie pour un aimable gag Carambar.

Un épais manteau de brouillard enveloppe le hameau et étouffe le bruit de ce vent glacial qui fait danser les pendus accrochés aux branches des vieux chênes, un peu plus loin dans l'épaisse forêt dans laquelle les enfants ne vont plus jouer.

Du reste, c'est simple: il n'y a plus d'enfants au village. Le dernier a été mangé voici un mois. C'est que l'hiver est rude et les récoltes ont été décevantes. Alors ça braconne jusque dans la cour de la maternelle. Et, quelque part, c'est ma foi bien légitime: il faut bien que tout le monde vive, non?

Un peu plus loin, sur la grand' place, on brûle deux sorcières. Quelques habitants se sont massés autour du bûcher. Moins pour assister à l'agonie des deux malheureuses que pour se réchauffer, tant la modestie de leurs émoluments leur interdit de chauffer leur masure correctement. Au premier rang, un vieillard tuberculeux tousse, le visage luisant de sueur, et expectore un crachat plein de sang qui peine du reste à se séparer de sa lippe pendouillante: lui non plus ne passera pas l'hiver.

A l'orée du hameau, un chien jappe, puis se met à hurler à la mort. Sa longue complainte déchire la nuit comme une lame de rasoir rouillée lacèrerait le ventre d'une limace. Jusqu'à ce qu'un fusil de chasse détonne et permette au lourd silence de la nuit de reprendre ses droits.

On souhaite croire à un mauvais rêve. On l'espère. Jusqu'au prochain épisode désolant qu'offre ce village perdu et qui verra Jean, l'ivrogne des lieux, sortir de l'Auberge du Gai Tocsin en éructant comme un diable et en se plaignant, avec des borborygmes à lui, des démangeaisons qu'occasionne son anus artificiel. Le pauvre hère ignore encore qu'il s'endormira devant la fosse à purin de sa ferme quelques minutes plus tard et qu'il mourra d'hypothermie, avec un pantalon gorgé d'urine pour seul testament.

Bonne fin de dimanche les gens. Demain on va bosser. Joie.

(Bon, cela dit, Gruyères c'est très joli. Surtout en semaine, quand il y a moins de monde)

30 avril 2007

Rions un peu

Entendue ce matin: "ne laissez jamais un Zurichois faire la vaisselle, car il est suisse allemand".

Mouarf!

EDIT voiture-balai: pour celles et ceux qui n'auraient pas percuté: "il est suisse-allemand" => "il essuie salement". Bah vi. C'est du gag qui fait mouliner les boyaux de la tête, c'est sûr...

11 mars 2007

Tord-boyaux matinal

Heureux comme un dératé. Je suis. Si tu regardes par la fenêtre de ton ômesouitôme, tu verras qu’il fait beau. Ce que tu ne sais pas en revanche, c’est qu’aujourd’hui dimanche je dois bosser. De 7h30 du matin à 2h du matin demain, ou plus si on se plante. Et ça, ça me met en joie comme t'as même pas idée.

    

En allant au travail, j’écoutais un groupe de rock un peu sauvageon dans ma voiture. Parce que bouger la tête et hurler un refrain sur un fond de riffs vengeurs est le seul truc qui puisse me mettre d'humeur tolérable quand je dois aller bosser par un dimanche matin tout ensoleillé.

      

Tandis que je faisais le punk dans ma bagnole, j’ai aperçu un auto-stoppeur près d’un arrêt de bus. J’ai regardé la température extérieure : 3°. Il était 7h du mat. Et un dimanche matin, tu as un bus tous les tremblements de terre. Je me suis donc arrêté et lui ai ouvert la porte, ce que je ne fais jamais en général. Mais le mec me faisait de la peine (Note to self: je suis trop bon. Dans une prochaine vie, je veux être estampillé du label Salaud ISO 9001. Etre tortionnaire. Ou trafiquant d'armes. Ou les deux si j'arrive à me contenter de peu d'heures de sommeil).

    

Le gars s’assied. 25 ans environ. Souriant. Le seul problème c’est qu’à chaque fois qu’il fait une phrase, il m’envoie un nuage de vapeurs d’alcool dans la tronche. Et comme il est encore pété comme une hélice, je ne comprends pas tout ce qu’il essaie de me dire avec ses mots à lui, car son élocution chie un peu quand même. Donc il répète, rephrase. Donc re-nuage de vapeurs pour ma gueule. La tartine que j’ai mangée quelques minutes auparavant se retourne trois fois dans mon estomac. Je lui ordonne de ne même pas songer à entamer une ascension de l'oesophage.

   

Parce que ce serait quand même le comble que ce soit le mec sobre qui se mette à poser une galette.

   

Le type me parle de sa vie, de ses projets. Il est plutôt très sympa. Je le dépose un peu plus loin. Salut, t’es cool de m’avoir poussé, merci plein. Salut, bonne chance pour ton mal de plot, surtout.

   

N’empêche que ma bagnole (une deux-places avec peu d’espace vital) sent furieusement la distillerie. Ca piquerait presque les yeux. Faudra que je pense à l’aérer avant de la reprendre pour rentrer chez moi cette nuit, sinon le soufflage dans le ballon, ça va être pour ma pomme.

   

Parce que ce serait vraiment le comble que ce soit le mec sobre rentrant de son travail qui soit obligé de souffler dans le ballon, je trouve.

26 février 2007

Lundineries

LifeguardA quoi bon passer 15 minutes au téléphone à réussir à convaincre quelqu'un que mon option est celle qui - objectivement parlant - semble être la plus pragmatique si c'est pour terminer la conversation par un cordial "au revoir, Madame!".

Alors que la Madame au bout du fil est un Monsieur.

Le genre de truc qui me discrédite totalement (Lavomisse met-il du bourbon dans ses Corn Flakes le matin?).

Juste parce que j'étais déjà en train de faire autre chose au moment de mettre un terme à la conversation.

Parfois, j'aimerais pouvoir disparaître instantanément. Et ôter toute image de moi de la tête des gens. Puis éventuellement renaître ailleurs, un jour. Ou même pas.

20 février 2007

Brève de comptoir

Il m'arrive parfois de dire des conneries quand je suis un peu murgé (ce qui arrive moins souvent qu'à son tour), mais ça reste en général le plus souvent dans le domaine du socialement acceptable. Et du plus ou moins intelligible.

Hier soir, je parcourais Tristan - La merveilleuse histoire de Tristan et Iseut (restituée par André Maury). Et je lis ceci:

"Le saut de la chapelle. Quand vous fûtes jugée à ardoir et octroyée aux lépreux, ceux-ci allaient menant grande noise, et débattant qui d'entre eux vous aurait dans le bois".

Et là, d'un coup, je me dis que certains devraient avoir la sagesse de ne pas prendre leur plume quand ils ont deux grammes de gnôle par godasse.

12 février 2007

Oui mais non (II)

Puisque ce lundi a été placé sous le signe des dessous aguicheurs, avec les collants pour Messieurs, restons dans le sujet avec les langes de Lisa Nowak, l'astronaute qui a eu un petit souci la semaine passée.

eBay. Tout ça pour ça...

31 décembre 2006

I think the finish line's a good place we could start


Snow Patrol - Finish Line

That's all, folks. Have a happy one.

30 décembre 2006

Le bonheur est dans la cuvette

La désorganisation, le chaos et l'anarchie reprennent leurs droits sur le cours de ton existence, comme à chaque fois que tu organises un réveillon chez toi. "P'tain de mauvaise pioche que d'organiser un réveillon chez soi, boudiou!" siffle ta lippe hargneuse. Mais là, tu n'as plus trop le choix, car les invitations sont lancées. Et le 31, c'est demain, dedjeu.

Et demain matin, tu t'apercevras avec effroi et consternation qu'il te manque un bol pour servir le punch à tes invités, ce qui est pour le moins fâcheux. Car sans bol, pas de punch. Or demain, les magasins seront fermés, tes voisins en vacances, te laissant seul avec ton désespoir, face au miroir impitoyable de ton incapacité.

Heureusement, ton Lavomisse a une nouvelle fois pensé à toi. Reprends courage, respire et sors-moi fièrement ce poitrail! Si tu manques de vaisselle pour servir le punch, il te suffit de placer un sac poubelles dans la cuvette de tes WC, sac dont tu rabattras les bords par dessus la cuvette, en les fixant avec du gros papier collant sous celle-ci (je te conseille vivement le Gaffer tape, très robuste). Il ne te reste alors plus qu'à verser le punch dans la cuvette et d'y ajouter une louche, pour permettre à tes invités de se servir. Tu peux aussi mettre deux sacs, l'un dans l'autre pour être plus sûr.

Si tes invités sont de gros soiffards, tu peux ajouter une feature assez amusante en mettant une deuxième ration de punch dans le bac à eau de tes cagoinces (dont tu auras au préalable coupé l'alimentation en eau, hein). Ainsi, quand tes invités se plaindront d'être à sec, il te suffira d'actionner la chasse d'eau pour avoir du rab. Et là, crois-moi, tu passeras pour le David Copperfield du pochtronning.

Je dois cependant te mettre en garde: pour que ce sytème ingénieux fonctionne, il est nécessaire que tes invités fassent preuve d'un minimum de discipline et de rigueur. Comme par exemple de ne pas utiliser les commodités dans un autre but que celui d'aller se servir un verre. Tu vois comment? Le fait que le niveau du punch soit plus élevé à minuit qu'à 20h00 devrait constituer un indice assez clair que la consigne - au demeurant simple - n'a manifestement pas été respectée par tout le monde. Et qu'il est grand temps pour toi de délaisser le punch au profit d'un verre de vieil armagnac.

Mais tant qu'à faire évite peut-être la pêche ou la vieille prune, hein.

23 décembre 2006

Bonheur d'offrir, joie de recevoir

S'impliquer. Payer de sa personne. Voilà deux choses qui devraient aller de pair(e) avec chaque Noël, mais qui ont hélas tendance à s'effacer devant le tsunami consumériste qui, chaque année, envahit nos rues à partir du mois de novembre.

Alors qu'avec un peu d'astuce, d'ingéniosité et de bon goût, il est si facile de réjouir ceux qu'on aime et de faire de Noël cette grande fête du partage qui fait briller les yeux et vibrer les coeurs:

22 décembre 2006

Wise words can't do harm

Xmaswishes_1

Thanks Lu, may your path be covered with a thousand scented dog turds. Fa'eva! ;-P

Le boss vient?

  • Sortie de secours vers un site bien comme il faut

août 2008

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Tout, tout, tout